L’art et le numérique conjugués pour une expérience muséographique nouvelle

Commençons par planter le décor. Dans une friche de notre passé industriel, se tient un écrin coloré. L’Atelier des Lumières a investi, depuis 2013, une ancienne fonderie familiale qui, après la crise des années 30, avait fermé ses portes pour laisser place à 65 années d’exposition de machines-outils pour une entreprise spécialisée.

Vous avez dû mal à imaginer le lien avec l’exposition muséale, patience, on y vient.

L’atelier des Lumières est un centre d’art numérique qui propose, durant une heure, une expérience en trois actes. En tant que visiteur, vous rentrez dans la pénombre, dans un lieu, avec une hauteur sous plafond d’une dizaine de mètres, presque vide, bien qu’occupé par quelques vestiges propres à son histoire. Impressionnant, n’est ce pas ?

En musique, l’ancienne fonderie s’efface et l’espace se voit investi par des couleurs. Grâce aux 140 projecteurs, le spectacle prend place sur les murs et sur le sol. L’accès aux œuvres est inversé. Ce n’est plus vous qui allez de toile en toile, ici, vous faites face, durant un moment éphémère, aux œuvres qui sont en mouvement. L’immersion est totale.

 

 

Dans ce théâtre de l’instant, j’ai assisté à un moment unique où des jeunes parents baladaient leur bébé émerveillé par l’art devenu vivant.
Ce lieu, initialement brut et froid, devient même un lieu de romance dans lequel des couples improvisent quelques pas de danse. Dans l’Atelier des Lumières, pas de cartons explicatifs, vous faites face à vos émotions et à votre propre lecture de cette mise en scène.

On peut arpenter le lieu ou s’asseoir dans différentes ambiances. L’espace est subdivisé en sous-ensembles dans lesquels vous pouvez voir, par exemple, se refléter la projection sur des miroirs donnant ainsi une toute autre lecture. Les tableaux ne sont pas complets, des détails sont mis en avant pour rendre ludique la projection.

Rappelez-vous, je vous ai parlé de trois actes… La projection commence par des œuvres de Friedensreich Hundertwasser pour ouvrir l’appétit des visiteurs venus voir les toiles du maître viennois, Gustav Klimt.

Cependant, entre les deux « programmes », le lieu est chamboulé par un algorithme. Sur un fond noir, l’espace se voit couvert de formes et d’une explosion de lumière, conçu par une intelligence artificielle. C’est un ballet féerique. Le studio OUCHHH crée un interlude posant question sur la création artistique contemporaine.

La séance se clôture sur les œuvres de Gustav Klimt à l’occasion du centenaire de sa disparition.

Vous sortez, de l’Atelier des Lumières, différent. Cette expérience vous lie autrement aux œuvres. C’est l’occasion, de mon point de vue, de faire découvrir des artistes et des oeuvres à ceux qui ne sont pas muséophiles.

 

Je vous invite à vous rendre à l’Atelier des Lumières pour vivre et partager un moment fort jusqu’au 11 novembre 2018.

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Cyrielle Joly – Architecte DE – Consultante à ArchiBat RH

 

Junya Ishigami : De l’architecture à la nature

Au sein de la fondation Cartier, toute de transparence et de reflets, se tient l’exposition Freeing Architecture. Ce lieu met en scène merveilleusement les productions architecturales aux allures oniriques de l’architecte japonais Junya Ishigami. Cet ancien de chez SANAA, tend dans son travail à faire dialoguer l’échelle de la nature avec celle de l’Homme.

Une vingtaine de projets d’équipements en Europe ou Asie se regroupent dans trois salles. Principalement illustrés par des maquettes de grandes dimensions, la finesse des projets et leur écriture ludique révèlent des projets complexes. 


Sur un mur, s’étale le répertoire dessiné de chaque arbre devant être déplacé et replanté dans le cadre d’un projet hôtelier. Une philosophie et une conception très ancrée sur la nature qui pose question sur la durabilité des interventions en raison de l’usage important du béton et des sites de projets souvent retirés.

Le côté poétique de la production de Junya Ishigami + Associates est bien réel et se trouve loin d’être chimérique. Il s’avère que l’ensemble des projets présentés dans l’exposition sont des projets construits ou en cours de construction. L’écriture minimaliste et poétique des projets vient d’une grande technicité mise en œuvre.


L’intérieur dialogue avec l’extérieur comme le bâti interroge et révèle le paysage.

Après cette visite en nocturne dans le cadre des nuits nomades de la fondation, s’est déroulé un entretien d’une heure entre le critique d’art Suisse, Hans Ulrich Obrist et Junya Ishigami. 

J’ai vécu cet échange comme un moment précieux. À l’arrière de la fondation, dans son jardin, de manière presque intimiste nous avons pu assister à une conversation riche traduit simultanément du japonais au français et inversement.

Hans Ulrich Obrist a amené Junya Ishigami à s’exprimer sur des sujets d’actualité comme l’architecture dans la ville, mais aussi très personnelle sur ses inspirations et sa manière de concevoir.

Je retiens de cette conversation un parti architectural qui s’appuie sur la nature et s’inscrit finalement dans une tradition japonaise : le paysage même naturel est construit par l’homme. Un rocher bien que déplacé n’en est pas moins naturel. L’architecture devient un phénomène naturel que l’architecte accompagne et révèle.J’ai ressenti que pour Junya Ishigami, l’architecture doit être faite de multitude de points de vue à l’image de notre société pour que chacun puisse s’y retrouver. 

L’exposition séduit autant qu’elle surprend, révélant un jeune architecte de 44 ans. Il me reste le sentiment que Junya Ishigami doit faire face à un combat féroce pour obtenir une architecture qui semble se défaire des contraintes conventionnelles.

Au vu de son succès l’exposition sera prolongée jusqu’au 9 septembre 2018.

Inspirée par son contenu, je vous recommande vivement de flâner dans cette première exposition de la fondation Cartier dédiée à un Architecte.

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Cyrielle Joly – Architecte DE – Consultante à ArchiBat RH

 

Simon Leuckx : le patrimoine en coopération internationale

Simon Leuckx met un premier pied dans l’architecture lors de son stage en entreprise au collège, réalisé chez un Architecte des Bâtiments de France. Son goût pour le patrimoine survient lorsqu’une fois entré à Paris-La Villette – une des écoles les plus internationales de France -, il réalise une année Erasmus à Venise, où il suit la spécialité restauro (restauration). Grâce à des professeurs intégrés à des réseaux internationaux (Unesco, Oxfam, Architectes Sans Frontières), il bénéficie d’une pédagogie ancrée dans de fortes réalités sociales: « J’ai passé mon diplôme sous la houlette de Philippe Revault, qui travaillait pour l’UNESCO. Il proposait de mener un projet urbain à Sarajevo, basé sur une analyse très fine du contexte, encadrée également par Agnès Deboulet, sociologue, apportant la garantie d’un travail de fond. (…) Préfigurant ce travail, j’avais écrit mon mémoire de fin d’études sur la réhabilitation du centre ancien de Split en Croatie ».

Entre entreprises et institutions, orientation sociale des activités

Le diplômé obtient la HMONP au sein de la grande agence parisienne ENIA, pour laquelle il travaille sur des projets techniques à l’international, en collaboration avec les plus grands bureaux d’études français. Il ressort plus vigilant de cette expérience, décidé à travailler dans un contexte plus humain, persuadé de la nécessaire « prise en compte globale du contexte dans l’élaboration d’un projet, à contrario d’une logique où prévaut la succession de professionnels cloisonnées dans leurs spécialités ». Pendant trois ans, il est maître d’œuvre en nom propre, principalement en tant que sous-traitant pour des confrères, il diversifie les projets et les contacts. Il travaille ensuite pour l’agence Bailly Leblanc, architectes du patrimoine spécialisés dans l’urbanisme réglementaire, tout en suivant la prestigieuse formation au patrimoine de l’École de Chaillot à Paris. L’architecte s’accomplit à Chaillot, surtout lorsqu’il participe à l’atelier croisé organisé par le Professeur Benjamin Mouton avec l’Université de Tongji en Chine. Il comprend qu’en France ou ailleurs, être architecte du patrimoine est une plus-value intellectuelle.

Restauration à Angkor, Cambodge

À trente-trois ans, fort de ses expériences et de ses savoirs, Simon Leuckx est sélectionné par l’École Française d’Extrême-Orient (EFEO) pour être responsable d’opération sur un chantier de restauration des temples d’Angkor au Cambodge. Le site, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, est un lieu de convergence de multiples acteurs culturels et diplomatiques. Simon Leuckx prend le relais d’une longue histoire partenariale de recherche et de restauration. Avec un chef de chantier, il est chargé d’assurer pendant trois ans le suivi des opérations au jour le jour du temple du Mebon occidental. Il dialogue avec des chercheurs, des archéologues, des dessinateurs. Mais aussi avec plus d’une centaine d’ouvriers tailleurs de pierre, sculpteurs, charpentiers, conducteurs d’engins. L’architecte compare le chantier pharaonique du temple à ceux qui se déroulaient en France au Moyen-âge: «L’architecte est maître d’œuvre, il est responsable des ouvriers, de la sécurité, de l’arrivage de matériaux, du projet, des détails techniques ». Simon Leuckx a fait venir sa compagne et ses deux enfants en bas âge, qu’ils ont inscrits dans une école française. La famille a dépassé les premières difficultés liées à l’installation dans un pays jusqu’alors inconnu, pour apprécier leur nouvelle expérience.

Portrait réalisé par Laura Rosenbaum – Architecte DEHMONP – Docteur en Sociologie

Xavier Ricou, du Sénégal à la France, de la France au Sénégal

Xavier est né en 1959 au Sénégal, d’un père français employé de banque et d’une mère sénégalaise, juge hautement renommée. Après une enfance passée à Dakar, la famille déménage à Paris dans un contexte de « sénégalisation » des postes. Pour Xavier, l’architecture n’est pas une vocation, mais comble un fort désir de création, d’observation et de compréhension du monde. Il étudie à l’Unité Pédagogique d’Architecture n°1 du Quai Malaquais pendant six ans, dont deux années dans l’atelier « Tiers-Monde » dirigé par Patrice Dalix. Les voyages rythment son parcours : Égypte, États-Unis, Tunisie, l’étudiant compile des expériences culturelles et rencontre sa future épouse d’origine roumaine. Le diplôme d’architecte obtenu, il réalise son service militaire en coopération. Ainsi démarre sa carrière d’architecte, d’urbaniste, de maître d’ouvrage, d’écrivain, d’historien, bref, de professionnel accompli.

Vingt ans pour la France à l’étranger

La première année, Xavier exerce l’architecture pour le compte du ministère de l’Equipement au Burkina Faso. Expérience marquante, il rentre en France en moto en traversant le Sahara. Le ministère des Affaires étrangères en France lui propose une mission d’urbanisme de quatre ans au Pérou, où sa première fille naît. Puis il est affecté six ans en Côte d’Ivoire comme architecte au ministère de la santé. Une mission de deux ans lui est par la suite confiée à l’Agence d’Urbanisme et d’aménagement de Guadeloupe afin d’y développer des opérations de résorption d’habitat insalubre, période pendant laquelle sa deuxième fille voit le jour. Il réalise ensuite pendant trois ans une mission d’urbanisme au Cameroun. En 2004, vingt ans après l’obtention de son diplôme, les missions de coopération internationale se raréfient et Xavier cherche donc à s’insérer sur le marché professionnel français. Mais avec un parcours aussi diversifié, la tâche n’est pas aisée. C’est alors qu’il choisit d’inscrire sa trajectoire dans le sillon de ses ancêtres sénégalais.

Retour au Sénégal

Décidé à poursuivre des travaux généalogiques initiés par son grand-père, il part à la rencontre de ses ancêtres à Saint-Louis du Sénégal où l’UNESCO le charge d’élaborer le Plan de Sauvegarde et de mise en valeur de la ville, classée au Patrimoine mondial. Parallèlement, il informatise les données anciennes, collecte de l’iconographie, réalise des interviews. Son histoire familiale, l’histoire du Sénégal et de la construction des villes deviennent ses passions. Il écrit des ouvrages, donne des conférences et des cours sur ces sujets, bref devient un expert du patrimoine. Toujours animé par les mêmes passions, il choisit de rester au Sénégal, où il devient directeur des grands travaux à l’APIX, agence nationale de promotion de l’investissement et des grands travaux. Agissant en tant que maître d’ouvrage, il coordonne des projets ambitieux orientés vers le futur tels que la construction d’autoroutes ou de nouveaux quartiers. 

Gorée, un centre du monde

Xavier est désormais établi dans sa maison d’enfance familiale sur l’île de Gorée, face à Dakar. Egalement classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, « l’île-mémoire » de la traite négrière en Afrique accueille chaque année des milliers de visiteurs et des personnalités du monde entier : présidents, rois ou responsables de sociétés, l’occasion pour Xavier de faire, sans bouger de chez lui, une multitude de rencontres. Afin de mieux accompagner et réguler le développement touristique du site, Xavier s’attelle à titre privé à la construction d’un téléphérique qui reliera Dakar à son île.

Portrait réalisé par Laura Rosenbaum – Architecte DEHMONP – Docteur en Sociologie

Le musée d’histoire naturelle de Chengdu

C’est durant un concours international que l’agence Pelli Clarke Pelli Architects s’est démarqué en remportant le projet du musée d’histoire naturelle de Chengdu en Chine. Des grandes agences concourraient pour ce prestigieux projet, telles que Zaha Hadid Architects, FUKSAS, Hussey Harris, Nihon Sekkei ou encore Valode & Pistre. 

Le bâtiment puise son inspiration dans le paysage naturel du bassin du Sichuan. L’impact de la structure géologique laissé sur l’environnement au fil du temps, par les mouvements des plaques tectoniques, ont largement inspiré les concepteurs. Ces forces ont créé des formes uniques qui caractérisent l’environnement naturel de Chengdu. L’ancien système d’irrigation à eau a également inspiré les espaces extérieurs, alimentant les bassins qui encadrent le musée. Chengdu est considéré comme une ville en plein essor de par sa force entrepreneuriale, ce musée constituera un important point de repère culturel pour la ville.

Conçu en collaboration avec le China Southwest Architectural Design and Research Institute Corps, ce musée, situé dans la partie orientale de la ville historique de Chengdu, offrira plus de 62 000 mètres carrés d’espace.

L’édifice comprendra des espaces d’exposition ainsi que des espaces éducatifs innovants, mais pourra aussi accueillir des expositions permanentes, temporaires ou interactives. Une boutique de cadeaux prendra place également, mais aussi un café, des cinémas et des espaces extérieurs pour la détente.

L’atrium sera le cœur vibrant du bâtiment, traversé par des ponts aériens, reliés aux expositions et aux espaces publics d’agrément. La lumière inondera cet espace généreux qui sera en lien visuel avec la ville, la rue, l’entrée principale et le réseau d’irrigation des jardins environnants.

Ce qui fait de ce bâtiment un édifice hors du commun, c’est au niveau de l’expérience visiteur. En effet, l’impression visuelle du bâtiment est verticale, alors que lorsque l’on pénétrera dans le musée, l’expérience à échelle humaine sera horizontale. Ce bâtiment incarnera ainsi le caractère unique de la ville de Chengdu.

Si tout se passe bien, le musée d’histoire naturelle devrait ouvrir ses portes en 2021.

Partir travailler à l’étranger, un rêve accessible

Vous êtes animé par une envie d’ailleurs, celle de découvrir un autre pays tout en enrichissant votre expérience et bien sûr, gagner un peu d’argent, mais vous ne savez pas par où commencer et quelle formule choisir. Selon les pays et les types de contrats, les législations changent, certaines sont plus souples que d’autres. Découvrez ici quels sont les moyens pour aller vivre son rêve à l’étranger.

Les PVT ou Permis Vacances Travail

Sûrement le moyen le plus connu pour s’expatrier, le Permis Vacances Travail est aussi appelé Working Holiday Visa ou encore Programa de Vacaciones y Trabajo. Ce visa permet aux 18-30 ans, voire 35 ans pour certains pays tel que le Canada, de pouvoir quitter la France et partir à l’aventure durant une année entière en ayant la possibilité de travailler dans le pays hôte afin de financer son voyage. Ce visa peut se renouveler une année supplémentaire selon les pays.  De nombreuses destinations qui font rêver proposent le PVT telles que les pays du Pacifique (Nouvelle-Zelande, Australie), beaucoup de pays asiatiques comme le Japon, Singapour, la Corée du Sud, Hong Kong, Taiwan, et aussi quelques pays d’Amérique et d’Amérique du Sud, Canada, Chili, Colombie et Argentine.

L’éligibilité pour profiter d’un PVT change selon les pays visés bien entendu. Tout d’abord, le candidat doit justifier à la fois d’un billet d’avion retour et d’un certain montant sur son compte en banque (1700€ pour le Canada, 2500€ pour la Corée du Sud)

Une visite médicale peut être demandée également avant le départ. Des frais de dossiers sont à prévoir entre 100 et 300€ environ.

Une fois votre PVT obtenu, pour maximiser vos chances de trouver un travail, renseignez-vous sur les forums dédiés, faites jouer votre réseau, et surtout armez-vous d’un CV conforme aux critères du pays et faites du porte à porte. Si vous disposez d’un permis de conduire, faites votre demande pour obtenir un permis international et souscrivez à une assurance santé telle que AVI.

Si vous souhaitez davantage d’informations, rendez-vous ici

Le Service Civique

Ouvert à tous les jeunes, âgés de 16 a 25 ans (ou jusqu’à 30 ans pour les jeunes handicapés), ce procédé ne nécessite pas de formation spécifique, ni de compétences particulières. Les missions peuvent aller de 6 à 12 mois et concernent les 9 domaines d’intervention suivant : solidarité, santé, éducation pour tous, culture et loisirs, sport, environnement, mémoire et citoyenneté, développement international et action humanitaire, intervention d’urgence (les actions à caractère politique ou religieux sont exclues).

Vous toucherez au minimum 507,21 € brut et vous percevrez en plus 106,31 € correspondant aux frais d’alimentation ou de transports. Un supplément de 115,46 € brut peut vous être accordé si vous êtes boursier échelon 5, 6 ou 7 ou bénéficiaire du RSA jeune actif.  Toutes les infos à retrouver ici.

Le Service Volontaire Européen (SVE)

Issu du programme Erasmus +, il permet aux jeunes de 18 à 30 ans résidant dans l’UE de participer à des activités dans différents domaines tels que le sport, la culture, l’environnement ou la protection civile. Participer au SVE ne requiert aucun diplôme ou niveau de langue particulier. Les missions peuvent durer entre 2 et 12 mois. Une indemnité mensuelle allant de 50 à 160 euros selon le pays est versée. La liste des organismes associatifs agréés est disponible ici.

Le Volontariat International en Entreprise (VIE)

Ce système permet de partir pour une mission professionnelle à l’étranger au sein d’une entreprise française. D’une durée de 6 à 14 mois, ce contrat est renouvelable dans la limite des 24 mois. Il faut avoir entre 18 et 28 ans, être résident de l’Union Européenne, avoir un statut étudiant ou diplômé en recherche d’emploi.

Généralement le VIE occupe un poste commercial, technique, scientifique, marketing, culturel…  33% des offres sont basées en Europe, 21% en Asie Pacifique et 15% en Afrique Amérique du Nord. Une indemnité mensuelle de 1 200 à 2 500 € est versée au volontaire, couverture sociale incluse et le logement est pris en charge selon les pays. De nombreuses entreprises embauchent suite à des missions en VIE.  Les offres de mission sont consultables sur Civiweb.

Le Volontariat International en Administration (VIA)

Si vous avez entre 18 et 28 ans, que vous êtes encore étudiant ou diplômé en recherche d’emploi, issu de l’Espace Economique Européen, vous pouvez prétendre au VIA. Vous devez cependant accepter les obligations de discrétion, de convenance et de réserve liées à la nature diplomatique de la mission.

La mission se déroulant dans une ambassade, un consulat, un établissement culturel, un laboratoire scientifique ou tout autre organisme partenaire ou sous tutelle du Ministère des Affaires étrangères, vous vous devez de respecter le secret professionnel.

Ces missions peuvent durer entre 6 et 24 mois, et l’indemnisation peut aller de 701,90 € à 3 545,42 € par mois selon les pays. Les offres de mission sont à retrouver sur Civiweb.

Les missions humanitaires

Sûrement l’un des moyens les plus populaires mais pourtant pas le plus simple à trouver. D’une durée de 6 mois à 1 an, ces missions sont proposées par une trentaine d’ONG agréées par le Ministère des Affaires étrangères. On peut accomplir plusieurs missions pour une ou plusieurs ONG, à la seule condition de ne pas dépasser 6 années au total. Toutes ces missions auront lieu en dehors de l’Espace Economique Européen.

Pour pouvoir intégrer une mission humanitaire, il faut être majeur, parfois avoir au moins 21 ans, sans condition de nationalité. Selon le pays dans lequel vous vous trouverez et les conditions de la mission, vous percevrez une indemnité obligatoire de 100 € à 813,07 €. Ce n’est pas un salaire, vous ne serez donc pas soumis à l’impôt sur le revenu, ni aux cotisations sociales (chômage notamment). Toutefois, les frais de voyage et la couverture sociale sont pris en charge.

Au retour, des aides financières peuvent vous être proposées : une prime d’insertion professionnelle (plafonnée à 2 001 € maximum) est versée aux volontaires qui ne bénéficient pas des allocations chômage et éventuellement une indemnité de réinstallation après deux ans de mission minimum (3 700 € maximum).

Fille ou garçon au pair

Généralement le meilleur moyen pour s’immerger dans un pays en partageant le quotidien d’une famille étrangère et y apprendre la langue, la culture etc. Il faut pour cela avoir entre 18 et 30 ans, peu importe la nationalité. Vous devrez garder les enfants de la famille d’accueil et aider aux tâches domestiques quotidiennes. Normalement, la famille d’accueil vous donnera de l’argent de poche, et vous serez obligatoirement nourri et logé.

Vous pouvez partir n’importe où dans le monde pour un séjour au pair, mais il est préférable de choisir un endroit où l’on est en mesure de parler un minimum la langue. Mettez-vous bien d’accord avec les parents sur les tâches que vous aurez à accomplir pour éviter toute mauvaise surprise. Pour trouver une famille, vous pouvez passer par des agences, souvent payantes, mais également par le site https://www.aupairworld.com/fr

Les expériences à l’étranger sont un vrai plus pour votre CV. Elles vous apporteront beaucoup, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel car vous développerez un nouveau savoir-être, vous ferez un grand bond au niveau de l’autonomie et vous reviendrez transformé. Prenez votre courage à deux mains et allez-y !

Petit espace, confort et fonctionnalités optimales

En développant des systèmes modulaires intégrés et déclinables, BicBlock, studio de design hispano-anglo-saxon, nous prouve que l’on n’a pas nécessairement besoin d’un grand espace pour s’offrir un chez-soi confortable, moderne et fonctionnel.

Ce studio d’architecture intérieure a restructuré une maison victorienne mitoyenne de quatre étages en plusieurs studios d’une superficie de 18 m² chacun, en proposant des aménagements modulaires standards.

Chaque appartement se compose d’un ensemble de modules qui se complémentent et s’emboitent pour offrir tout le confort nécessaire. Le lit, la cuisine ou les rangements sont astucieusement imbriqués. Toutes les fonctionnalités de l’habitation sont réunies en un bloc qui, progressivement, dévoile ses secrets. Seule la salle de bain est un espace à part.

Afin de réduire les coûts et surtout le temps de production, BicBloc a conçu ces modules pour qu’ils puissent s’adapter à chacun des 14 appartements du bâtiment, en déclinant toujours ce concept de tout réunir en un seul bloc.

Du simple studio au deux pièces, l’ancienne maison particulière devenue immeuble collectif propose également des espaces communs et un grand jardin à l’arrière. Idéal pour des étudiants venu faire une halte outre-manche !

Simon Leuckx : le patrimoine en coopération internationale

Simon Leuckx met un premier pied dans l’architecture lors de son stage en entreprise au collège, réalisé chez un Architecte des Bâtiments de France. Son goût pour le patrimoine survient lorsqu’une fois entré à Paris-La Villette – une des écoles les plus internationales de France -, il réalise une année Erasmus à Venise, où il suit la spécialité restauro (restauration). Grâce à des professeurs intégrés à des réseaux internationaux (Unesco, Oxfam, Architectes Sans Frontières), il bénéficie d’une pédagogie ancrée dans de fortes réalités sociales: « J’ai passé mon diplôme sous la houlette de Philippe Revault, qui travaillait pour l’UNESCO. Il proposait de mener un projet urbain à Sarajevo, basé sur une analyse très fine du contexte, encadrée également par Agnès Deboulet, sociologue, apportant la garantie d’un travail de fond. (…) Préfigurant ce travail, j’avais écrit mon mémoire de fin d’études sur la réhabilitation du centre ancien de Split en Croatie ».

Entre entreprises et institutions, orientation sociale des activités

Le diplômé obtient la HMONP au sein de la grande agence parisienne ENIA, pour laquelle il travaille sur des projets techniques à l’international, en collaboration avec les plus grands bureaux d’études français. Il ressort plus vigilant de cette expérience, décidé à travailler dans un contexte plus humain, persuadé de la nécessaire « prise en compte globale du contexte dans l’élaboration d’un projet, à contrario d’une logique où prévaut la succession de professionnels cloisonnées dans leurs spécialités ». Pendant trois ans, il est maître d’œuvre en nom propre, principalement en tant que sous-traitant pour des confrères, il diversifie les projets et les contacts. Il travaille ensuite pour l’agence Bailly Leblanc, architectes du patrimoine spécialisés dans l’urbanisme réglementaire, tout en suivant la prestigieuse formation au patrimoine de l’École de Chaillot à Paris. L’architecte s’accomplit à Chaillot, surtout lorsqu’il participe à l’atelier croisé organisé par le Professeur Benjamin Mouton avec l’Université de Tongji en Chine. Il comprend qu’en France ou ailleurs, être architecte du patrimoine est une plus-value intellectuelle.

Restauration à Angkor, Cambodge

À trente-trois ans, fort de ses expériences et de ses savoirs, Simon Leuckx est sélectionné par l’École Française d’Extrême-Orient (EFEO) pour être responsable d’opération sur un chantier de restauration des temples d’Angkor au Cambodge. Le site, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, est un lieu de convergence de multiples acteurs culturels et diplomatiques. Simon Leuckx prend le relais d’une longue histoire partenariale de recherche et de restauration. Avec un chef de chantier, il est chargé d’assurer pendant trois ans le suivi des opérations au jour le jour du temple du Mebon occidental. Il dialogue avec des chercheurs, des archéologues, des dessinateurs. Mais aussi avec plus d’une centaine d’ouvriers tailleurs de pierre, sculpteurs, charpentiers, conducteurs d’engins. L’architecte compare le chantier pharaonique du temple à ceux qui se déroulaient en France au Moyen-âge: «L’architecte est maître d’œuvre, il est responsable des ouvriers, de la sécurité, de l’arrivage de matériaux, du projet, des détails techniques ». Simon Leuckx a fait venir sa compagne et ses deux enfants en bas âge, qu’ils ont inscrits dans une école française. La famille a dépassé les premières difficultés liées à l’installation dans un pays jusqu’alors inconnu, pour apprécier leur nouvelle expérience.

Portrait réalisé par Laura Rosenbaum – Architecte DEHMONP – Docteur en Sociologie

Une structure mobile idéale pour se relaxer et méditer

C’est UNStudio, d’origine hollandaise et dirigé par Ben van Berkel, qui est à l’origine de cette structure mobile dédiée à la relaxation. Ce projet fait partie d’une série de pavillons issus de la « révolution précrafted », une collection de structures dont la grande variété des fonctions sont conçues pour compléter des espaces existants.

Cette structure toute en courbes et en rondeurs est composée à partir de brins de polyéthylène 100% recyclable mais pas seulement. La singularité de ce projet est qu’il a d’abord été conçu et développé numériquement avant d’être ensuite tissé à la main par des artisans.

Cet espace permet à tout un chacun de s’extraire de la vie urbaine pour y prendre son temps, se reposer, lire, méditer… ou échanger. Semblable à un cocon, les côtés incurvés de la structure se rétrécissent vers l’intérieur à mesure qu’ils montent.

Les ouvertures arrondies brouillent la frontière entre l’intérieur et l’extérieur, un coin salon, en creux, suit les contours fluides de l’espace permettant ainsi d’offrir à la fois confort et tranquillité, à l’abri du monde extérieur.

Comment recruter les jeunes diplômés talentueux ?

La fin de l’année scolaire approche, avec irrémédiablement son lot de jeunes talents prêts à rejoindre le monde de l’entreprise. Un sondage issu de Yello réalisé en 2018 auprès de 700 étudiants et diplômés a révélé que 20% de la promotion 2019 avait d’ores et déjà trouvé un poste avant même l’obtention de leurs diplômes.

Pour éviter de vous faire couper l’herbe sous le pied, vous pouvez trouver des moyens pour repérer et atteindre ces jeunes talents avant qu’ils n’aillent signer chez la concurrence :

Retournez à l’école

Non pas pour étudier, mais plutôt pour « vous faire voir ». Lors de leurs dernières années d’études, le rythme est assez soutenu pour les étudiants. Entre les stages, les cours, les révisions d’examen, les soutenances de diplômes, ils disposent de peu de temps pour rechercher un poste. C’est pourquoi, en tant qu’employeur, vous devez aller à leur rencontre. Trouvez un moyen de contribuer à la vie étudiante sur leur campus afin de vous installer de manière rémanente dans leurs vies.

Développez des partenariats avec les écoles, soyez volontaires pour devenir mentor ou bien intervenant dans les classes. Une fois que vous aurez remis un pied dans les salles de classe, il va vous falloir « vendre » la culture de votre entreprise, donner envie à ces jeunes talents d’intégrer votre équipe grâce aux perspectives de carrière que vous pourrez leur offrir.

Le meilleur moyen est de faire travailler ces étudiants sur des projets ou des problématiques de développement auxquels vous êtes confrontés. Cela leur donnera un avant-goût de leurs futures tâches, tandis que vous pourrez jauger leurs compétences et déceler ceux qui correspondent à l’ADN de votre entreprise.

Misez sur la technologie

En théorie, chaque nouvelle promotion est plus à l’aise avec la technologie que la précédente. Ainsi, les employeurs se doivent d’assimiler les dernières technologies dans leur processus de recrutement pour accéder aux talents fraichement diplômés.

Le réseautage est toujours le meilleur moyen d’entrer en contact avec des candidats, mais faute de temps dû aux examens ou aux stages certains futurs diplômés sont difficiles à approcher. L’utilisation des plateformes de recrutement permet normalement de contourner ce problème.

Il existe pléthore d’applications et de sites dédiés au recrutement et à la recherche d’emploi.. Mais l’utilisation seule des ces nouvelles plateformes n’est pas suffisante. Ces candidats s’attendent également à avoir la possibilité d’évoluer dans un environnement professionnel où ils auront accès à une technologie de premier ordre.

Certes ils utilisent toujours les incontournables comme les tableurs, les mails, les présentations PPT etc, mais ils s’attendent également à utiliser des outils modernes avec des UX optimisées.

Restez en contact

Ce n’est pas parce qu’un étudiant à déjà accepté une offre d’emploi qu’il va se considérer hors du marché du travail. S’il est doué au point d’être casté avant même d’avoir fini ses études, cela signifie qu’il sera probablement sollicité par d’autres entreprises. Parfois, le jeune diplômé une fois embauché, réalise assez rapidement que ce n’est pas ce type de poste qu’ils recherchait, Soyez prêt à affronter ce possible retournement de situation.

Donc si vous rencontrez la « perle rare » mais que celle-ci est déjà embauchée ailleurs, n’hésitez pas à rester en contact. Gardez-la dans un coin de votre tête (ou de votre application Trello) pour voir comment ce candidat prometteur évolue. Ainsi, n’hésitez pas à lui partager toutes les nouvelles opportunités qui seraient susceptibles de l’intéresser ou de lui correspondre. Cela lui fera comprendre que les portes de votre entreprise restent grandes ouvertes, et peut-être lui donner envie de rejoindre vos rangs après une première expérience qui ne lui correspondait pas.

Les étudiants sont généralement optimistes à propos de leur avenir. Ils ont des rêves plein la tête, des idées, réalistes ou non, sur les objectifs qu’ils souhaitent atteindre. C’est pourquoi, ils ne veulent pas travailler dans n’importe quelle entreprise, ils veulent intégrer une société qui va les aider à se dépasser et à atteindre leurs buts.

Allez donc au-delà des méthodes traditionnelles pour convaincre les talents d’intégrer votre entreprise. Soyez présent sur le terrain en amont, offrez-leur la possibilité de rencontrer vos équipes, de les voir travailler, de visiter vos locaux …  En un mot, faites les rêver !