Le Chicland Hotel, une tour aux allures de jardins suspendus

Vo Trong Nghia Architects est une agence reconnue pour son utilisation novatrice de la végétation dans les projets d’architecture. C’est notamment au travers du projet de l’hôtel Babylon que l’on a pu voir les architectes s’exprimer. L’hôtel mêle à la fois verdure et structure en béton. Ou encore le café Nocenco, dont tout l’intérieur est habillé de bambous.

Une fois de plus, la green touch s’invite sur cette tour, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle prend beaucoup de place. Avec seulement 15 mètres de large et 46 mètres de profondeur, la tour se compose de 21 étages et compte 129 chambres. Un café est installé au rez de chaussée et sur le toit une piscine permet aux résidents de se rafraîchir.

Situé dans la ville historique de Danang, destination touristique populaire de la côte Est du Vietnam, le Chicland Hotel ne dispose que d’une seule face non végétalisée, tandis que les 3 autres ne laissent apparaitre que très peu de béton.

L’hôtel a été nommé en première place dans la catégorie du développement des loisirs lors du festival mondial de l’architecture 2018. L’un des objectifs des architectes était que la conception de la végétation ait une réalité fonctionnelle..

Pour recouvrir les trois pans de murs de l’hôtel, les architectes n’ont donc pas sélectionné les plantes par hasard. Chacune des plantes a été choisie en fonction de sa compatibilité environnementale mais aussi en fonction de ce qu’elle peut apporter à la ville en terme de faune et de flore. Les plantes auront également comme fonction le filtrage de la forte lumière solaire tropicale.

Le bâtiment doit être achevé courant mars 2019.

 

Centre d’études et de recherches pétrolières signé Zaha Hadid

 

C’est sur pas moins de 70.000 mètres carrés que s’étend ce centre d’études et de recherches pétrolières situé à Riyad en Arabie Saoudite. Commandé par le roi Abdullah, ce gigantesque bâtiment modulaire semble s’inscrire dans le paysage comme une cellule organique vivante.

Fort de cinq structures, reprenant la forme d’un nid d’abeille, ce centre est une institution à but non lucratif dont l’objet est de développer des politiques économiques en vue de réduire l’impact environnemental mais aussi mieux maitriser les coûts en terme d’approvisionnement énergétique.

 

 

Conçu par Zaha Hadid Architects, le KAPSARC, telle une structure moléculaire en développement, émerge au milieu d’un paysage désertique. Il est composé de 5 grands bâtiments abritant :

– le centre de connaissance de l’énergie

– le centre informatique de l’énergie

– un centre de conférence avec un hall d’exposition et un auditorium de 300 places

– une bibliothèque de recherche

– le Musalla, un lieu de prière.

Les 5 bâtiments s’organisent autour d’une grande cour publique à l’abri des rayons du soleil grâce à des auvents soutenus par de nombreuses colonnes d’acier artisanales.

 

 

À la fois futuriste et organique, la forme blanche cristalline contribue à adoucir la forte lumière du plateau de Riyad. La configuration du bâtiment permet une aération naturelle par les côtés nord et ouest qui restent ouverts, permettant ainsi aux vents de refroidir la cour. Cependant, des liaisons souterraines ont tout de même été conçues pour relier les bâtiments principaux lors des heures les plus chaudes.

 

En plus d’être un bâtiment à vocation environnementale, le KAPSARC a su également s’inscrire dans cette démarche au niveau de sa réalisation. En effet, le Conseil du Bâtiment durable des Etats-Unis, l’USGBC, a remis un prix au KAPSARC pour ses qualités d’écoconstruction :

– Toute l’eau potable issue du bâtiment est recyclée et réutilisée sur place.

– 100% de l’eau d’irrigation provient de sources non potables.

– Un réseau photovoltaïque orienté sud produit plus de 5 000 MWh / an.

– 40% des matériaux de construction du projet ont été obtenus à moins de 500 miles du site et 30% des matériaux ont été recyclés en interne.

 

Pour découvrir encore plus d’images, une nouvelle vidéo vient de sortir, signée Hans George Esch, photographe allemand. Lors du festival mondial de l’architecture 2018 qui prendra place à Amsterdam, nous retrouverons ce bâtiment dans la catégorie des établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

Takashi Murakami à la Fondation Louis-Vuitton


Pour lutter contre la grisaille, nous vous partageons les créations colorées de Murakami. Son monde imaginaire s’exposait jusqu’au 27 août à la Fondation Louis-Vuitton. 

Ce peintre japonais de formation traditionnelle utilise de manière audacieuse différents médiums et genres dans ces créations. 

Murakami vous transporte dans un monde merveilleux parfois féerique ou très sombre, mais dans un style Kawaii et inspiré de la pop manga. Malgré cette douceur et ces couleurs saturées, les œuvres abordent tout de même des sujets omniprésents au Japon comme les tsunamis, les tremblements de terre et aussi la bombe atomique.



Cette figure importante de l’Art Japonais sait s’appuyer sur l’histoire politique, culturelle et sociale du Japon, et s’inscrit très justement dans l’exposition « Au diapason du Monde ». 

Même si le nombre d’œuvres donne un goût de trop peu, il est intéressant de voir les ouvrages de Murakami de grandes dimensions qui mêlent la culture populaire, l’iconographie bouddhique et les mangas. 


Dans ce bâtiment de Frank Gehry, venez saisir la dernière occasion pour voir les œuvres modernes et contemporaines qui questionnent la place de l’Homme dans l’univers.

 



Cyrielle Joly – Architecte DE – Consultante à ArchiBat RH



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L’exposition 1, 2, 3 Data

Dans une ancienne sous station électrique conçue en 1910 par l’architecte Paul Friesé se tient la fondation du groupe EDF qui participe à travers sa dimension culturelle aux débats de l’évolution de notre société. L’exposition « 1, 2, 3 data » interroge la production de données numériques qui est un phénomène marquant de notre époque. Les œuvres proposées se situent souvent à la frontière de la science, de l’art et du design.

 

Les données numériques utilisées comme matières premières des œuvres mettent en lumière des phénomènes qui nous sont parfois invisibles à l’œil nu. Nous sommes par exemple environnés d’ondes de toutes sortes (radio, électromagnétique, etc.) que Richard Vijgen utilise dans le cadre de l’installation « The Architecture of Radio », créant ainsi un paysage sensible en perpétuel mouvement. Cette circulation des données met en valeur un côté graphique captivant, mais pointe également une face assez effrayante si l’on pense à leurs effets sur notre corps et notre environnement.

 

Vous possédez peut-être un ou plusieurs comptes liés à des réseaux sociaux : Facebook, Instagram, Snapchat… Vous avez rempli différentes informations personnelles sur ces comptes, mais seriez vous prêt à jouer vos données dans le casino « Las Datas » ? Le fait de marchander ses données personnelles en met plus d’un mal à l’aise et prouve ainsi leur valeur.

 

On peut constater également que le design parvient à rendre compte de certaines facettes de notre société. Ainsi, dans le projet Data Cuisine (design culinaire de données), les matières alimentaires sont utilisées pour la représentation de données dans le cadre des ateliers de cuisine (workshops). L’objectif premier est d’élargir le vocabulaire plastique de représentation des données tout en provoquant de nouvelles formes d’expériences gastronomiques.

 

Bien que gratuite, cette exposition est très qualitative, car elle regroupe pour la première fois en France, une quarantaine de data designers. La data comme matériel de création s’avère être une ressource inépuisable qui peut avoir des représentations spectaculaires et poétiques. L’exposition rend notre data accessible à travers ces pratiques innovantes qui sont encore trop confidentielles.

 

Je vous invite vivement à vous rendre à la fondation du Groupe EDF jusqu’au 6 octobre pour vous rendre compte par vous-même de ce que dit votre data et de ce qu’elle peut devenir.

 

Cyrielle Joly
Consultante RH


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Casper réinvente l’art de faire la sieste

Derrière ce nom qui rappelle celui d’un petit fantôme bien connu, se cache en réalité une start-up qui vend un produit de grande consommation pas vraiment révolutionnaire : le matelas. 

Au-delà des produits qu’ils diffusent, cette boite a eu l’ingénieuse idée marketing de créer un magasin pas comme les autres. Surfant sur la vague des salles de repos au sein des entreprises de plus en plus attentives au bien-être de leurs collaborateurs, Casper a décidé d’inaugurer une boutique au coeur de New-York où chacun a la possibilité de venir faire une sieste.


Ce temps de repos de 45 minutes coûte 25 dollars, mais à ce prix là vous aurez à disposition votre propre casier, des toilettes privées, un salon et même un pyjama pour être parfaitement équipé pour votre power nap.

Lovés dans ces cocons où des huiles essentielles sont diffusées, et où la lumière est tamisée, il deviendra sûrement difficile d’en sortir pour retourner travailler.

Au delà du concept publicitaire qui fonctionne, cela correspond à une attente des “urban workers” sur-stressés, celle de pouvoir recharger leurs batteries entre midi et deux pour être plus opérationnels durant l’après-midi.

Rien de tel pour démontrer la qualité de ses produits au travers d’une opération comme celle-ci et qui plus est, un magasin Casper se trouve à proximité de cette boutique à sieste.

 

Encore un jour banane pour le poisson-rêve

 

Basée sur la nouvelle de J. D. Salinger, l’exposition « Encore un jour banane pour le poisson-rêve » vous attend au Palais de Tokyo.

 

Ce court récit tourne autour du personnage de M. Seymour Glass, un homme récemment revenu de la guerre qui est instable psychologiquement. Ce personnage étrange préfère la compagnie d’une petite fille plutôt que celle des adultes. Il partage avec elle un monde imaginaire dans lequel vit le « banafish ». Cette créature est un poisson gourmand avec une vie tragique. Pris d’appétit, le poisson ne peut sortir des grottes à bananes où se trouve son aliment de base et connaît une fin dramatique.

Ce conte loufoque fait office de prologue pour cette exposition fascinante et troublante.

 

Entre rêve et cauchemar, souvenir et imaginaire, vous voilà projeté dans une interprétation de 20 artistes internationaux sur la question de l’enfance.

La vision de l’enfance est rarement douce. Les productions associent souvent cette période de la vie à l’abandon et à la terreur. Les atmosphères des différentes pièces vous confrontent à des univers multiples qui questionnent et abordent les angoisses des rites de passage vers la vie d’adulte.

La scénographie a été réalisée par l’artiste et réalisateur Clément Cogitore avec Laure Pichat en collaboration avec des artisans d’art. De ce travail commun se dégage la force émotionnelle de l’exposition.
Il est certain que les différents niveaux de lecture des œuvres vous plongent dans des sensations étranges. Chacun retire quelque chose de cette confrontation à l’étrange et au rêve.

 

Avez-vous l’envie et le courage d’affronter vos peurs d’enfance ?
Rendez-vous jusqu’au 9 septembre 2018 au Palais de Tokyo.

 

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Cyrielle Joly – Architecte DE – Consultante à ArchiBat RH

 

Hugo Gasnier : concevoir et construire en terre

Hugo Gasnier a toujours été fasciné par la matière, l’espace, et la sculpture. Après avoir penché pour les Beaux-Arts, il entre finalement l’école d’architecture de Grenoble, et se forme au CRAterre, incarné dès la première année par le professeur Patrice Doat. Il découvre les architectures du monde, les dessine, les construit. Il pénètre dans le monde particulier de la construction en terre, matière de prédilection de l’enseignant, pour comprendre plus largement comment concevoir et construire. Dans le Master Cultures Constructives, il touche aussi à l’acier, au bois, à la pierre et apprend en bâtissant à l’échelle 1 dans les Grands Ateliers de l’Isle d’Abeau. S’il partage la philosophie d’un travail qui nécessite un ancrage local fort, qui reste proche des modes de construction écologiques et locaux, il veille aussi à internationaliser son parcours d’études.

 

L’attrait pour la pédagogie et l’international

Une année Erasmus en Belgique marque le début de nombreux autres déplacements internationaux réalisés dans l’optique d’apprendre sur la matière, de rencontrer des homologues, et toujours avec CRAterre. Des workshops en Palestine, en Autriche, puis en Chine et en Australie sont organisés par la formation spécialisée qu’il suit pendant deux ans à L’ENSAG (DSA terre). Il commence à enseigner auprès de Patrice Doat en première année d’architecture, et intègre progressivement le laboratoire CRAterre. L’équipe d’architectes, d’enseignants, de chercheurs, marque fortement sa vision de la discipline, l’ouvre aux autres corps de métier, et le jeune diplômé se fait le messager des préceptes du groupement : « C’est lorsque l’on comprend la technique que l’on se libère de la conception », et : « La terre, c’est simple, elle est là sous nos pieds ». Ainsi, pour Hugo Gasnier, l’international n’est pas un but en soi mais fait partie de la culture dans laquelle il baigne depuis plus de dix ans.

 

Réseau d’experts internationaux 

Suite au DSA, il obtient une bourse de l’Ordre des architectes américains (AIA) pour étudier les architectures en terre entre l’Arizona, l’Utah, le Nouveau- Mexique et la Californie. Ses interviews d’architectes, rencontres d’artisans, et participations aux chantiers, lui révèlent le fossé culturel entre les occidentaux qui ne stabilisent pas ou peu les constructions en terre, et les anglo-saxons pour qui il serait une hérésie de livrer un édifice en proie à la décomposition naturelle. Aujourd’hui salarié du laboratoire CRAterre, il est chargé de réceptionner les demandes des architectes français et internationaux qui souhaitent mettre en œuvre des projets en terre. Il participe régulièrement à des missions à l’étranger ou dans les DOM-TOM : au Bénin pour former des architectes et des entreprises, au Sénégal pour des recherches sur les roseaux Typha, et à Mayotte pour de l’assistance technique sur le Bloc deTerre Comprimé. Sous la direction d’Hubert Guillaud, un des fondateurs du CRAterre, il a débuté une thèse en 2015 sur le thème des terres de déblais comme ressource pour la construction des villes éco-responsables. Sa réflexion sur la matière continue sa route vers des échelles d’analyse élargies. Il enseigne toujours à Grenoble, et souhaite poursuivre dans cette voie et parmi ceux qui ont entretenu sa vocation : CRAterre.

 

Portrait réalisé par Laura Rosenbaum – Architecte DEHMONP – Docteur en Sociologie

 

Les meilleurs spots d’architecture à Hong Kong

Hong Kong est une ville monde. Très occidentalisée dans sa manière d’exister sur la scène internationale, elle a su également conserver des édifices patrimoniaux, vestiges de son passé colonial. Nombreuses sont les couleurs, nombreux sont les paysages, mais on retient une chose : Hong Kong est une ville hybride, moderne, disposant d’une architecture à la fois contrastée et innovante.

OPUS Hong Kong

Les formes de ce premier bâtiment résidentiel de Frank Gehry rappellent celles de sa maison dansante de Prague, mais avec moins de courbures. Néanmoins, Frank Gehry s’est adonné une fois de plus à ce qu’il sait faire, le déconstructivisme. Ce building contient 12 habitations grand luxe, offrant une vue panoramique spectaculaire. Chaque appartement dispose d’une série de balcons qui exaltent les détails et le style de la tour.

L’institut de Design de Hong Kong

Ce sont les architectes français Coldefy & Associés qui sont à l’origine de ce projet. Cet institut de design est un établissement d’enseignement situé à Tiu Keng Leng. La structure est une représentation métaphorique de ce qu’est la créativité, en partant du thème de la page blanche. La structure du campus a pour objectif de refléter l’aspect pluridisciplinaire de l’école, mais aussi d’inspirer les étudiants.

La « Jockey Club Innovation Tower »

Achevée en 2013 mais officiellement ouverte en 2014, la tour abrite l’école de design PolyU. C’est la renommée Zaha Hadid qui a conçu ce complexe. Son objectif était de créer un nouvel espace urbain traduisant le dynamisme d’une école résolument tournée vers le futur. L’architecte a transformé la structure classique de la tour en une composition plus fluide. Les cours intérieures et extérieures forment de nombreux espaces informels, lieux de rencontres des étudiants, en lien avec les forums d’exposition, les studios et les théatres.

Lai Tak Tsuen

Voilà un spot idéal pour faire de magnifiques photos Instagram. Au sortir des années 70, Michael Wright qui était en charge du logement à Hong Kong fit construire des lotissements publics. Toujours dans un souci d’optimisation d’espace, ces bâtiments furent construits en forme cylindrique. Lai Tak Tsuen est l’un des plus vertigineux, emblématique de ces années coloniales.

Aussi beau et fou que cela puisse paraître de l’extérieur ou du point de vue d’un photographe, les appartements dans ces tours sont très simples et en état de délabrement. Comment les personnes âgées réussissent-elles à monter les escaliers jusqu’au 26e étage sans ascenseur ? C’est sans doute l’un des secrets de leur longévité, mais, dans l’une des villes les plus chères du monde, elles n’ont probablement pas le choix.

Le complexe Chi Lin Nunnery

Voilà un exemple idéal pour illustrer ce qu’est Hong Kong, à la fois futuriste mais aussi historique.

Établi en 1934 puis rénové en 1990, ce grand complexe bouddhiste se compose d’une série de temples, d’étangs couverts de lotus, de statues en or, argile et bois. Ces temples issus de la dynastie Tang se situent au sommet de la colline de Diamond. Mais en quelques foulées, vous vous retrouverez au beau milieu d’une forêt de tours des années 80.

THR350

C’est en 2013 que la célèbre agence d’architecture et de design Aedas a terminé l’étonnante demeure THR350. Cette maison privée de neuf étages, acclamée par la communauté internationale du design, se distingue par le mélange de différents matériaux, ses courbes anguleuses et ses grands panneaux de verre qui régulent la quantité de lumière et de chaleur entrant dans les pièces. Lorsque l’on souhaite de l’intimité, des lames de bois permettent de diffuser la lumière tout en empêchant toute vue de l’extérieur.

Choi Hung Estate

Voilà encore un lieu idéal pour de beaux clichés. Ces immeubles arc en ciel dans les tons pastel ont servi pour des tournages de clips musicaux. Construit en 1962, ces bâtiments abritent toujours une population importante puisque plus de 18 000 personnes y vivent encore. Développés dans le cadre d’une politique sociale pour les familles à faibles revenus, la légende dit que les couleurs de sa façade étaient destinées à préserver la bonne humeur des résidents.

Le Pavillon M +

Ouvert en septembre 2016, le Pavillon M + sert désormais de site principal pour les expositions du musée de la culture visuelle. Symbole d’innovation et d’architecture respectueuse de l’environnement, ses espaces d’exposition sont notamment dédiés aux artistes émergents. Ses grandes façades miroitantes lui confère un aspect futuriste et son énorme balcon permet d’avoir une vue magnifique sur la baie de Hong Kong.

La Maison Bleue

La Maison Bleue est l’un des derniers sites qui représente encore le riche patrimoine culturel de Wan Chai. Mélangeant des éléments coloniaux occidentaux avec des caractéristiques traditionnelles chinoises, il a été construit à l’origine comme un hôpital, il fut plus tard transformé en temple puis en école de kung fu.

Tai Kwun

Auparavant, c’est sous le nom de Central Police Station que ce complexe était connu. Ensuite ce fut le Central Magistracy et enfin la Victoria Prison. Ce complexe récemment converti est désormais le nouveau centre de design et d’art de Hong Kong. Ce site permet d’accueillir des performances artistiques contemporaines ainsi que des spectacles. Il propose également des visites historiques afin de perpétuer la mémoire des lieux.

 

Festival Paris l’Été, un ailleurs imaginaire

Ce week-end, le Festival Paris l’Été a débuté à Paris. Autant dire que s’offre à vous pour quelques jours,  la découverte de nouveaux artistes ainsi que de nouveaux lieux. J’ai eu l’opportunité de tester trois événements très différents, mais avec un point commun fort : le spectateur se trouve balancé dans un entre-deux, opposant réalité et fiction. 


Il est vrai que si l’on se rend au Petit Palais pour voir l’exposition des Impressionnistes en Exil, on se voit transporté dans des paysages et des scènes de genre, empreintes d’une réalité historique accompagnée d’une dimension fictive. Ces instants retranscrits sont narrés à travers les yeux des peintres. Cependant, ce qui m’a marqué dans cet extrait du Festival, c’est la conquête des trois dimensions par les artistes. Les œuvres vous impliquent réellement physiquement. 

 

Lignes ouvertes – Tatatiana-Mosio Bongonga

Sur la Butte Montmartre, flotte, vendredi soir, une femme. Portée par l’Orchestre de Chambre de Paris, elle évolue à 35 mètres au-dessus du sol avec une légèreté qui défie la gravité. Cette funambule aux allures de guerrière capte le regard des touristes. Dans sa lente marche vers le Sacré Cœur, elle arrête presque le temps. L’œuvre existe par l’échange entre la funambule et les spectateurs. Le fil disparaît presque dans le paysage et Tatatiana-Mosio Bongonga vole au-dessus des toits de Paris. Elle offre un vrai moment de rêve. 

 

De la confusion des règnes – Johny Lebigot

Dans les deux salles du Lycée Jacques Decour, se glissent les œuvres de l’artiste plasticien Johny Lebigot. Comme dans un musée d’histoire naturelle, ces sculptures fascinantes sont répertoriées. La scénographie particulièrement soignée présente les œuvres comme des éléments de la diversité du vivant. 

On peut observer la collecte de matériaux divers (végétaux, minéraux ou animaux) qui forment un tout. 

Créées à partir de ressources réelles, l’artiste nous invite à découvrir ses sculptures dans un univers poétique et décalé. Les œuvres sont organisées de façon à inciter le promeneur à la flânerie de façon non-linéaire afin d’en appréhender toutes les faces.

Impossible d’interpréter ces sculptures comme des objets communs, elles perturbent vos certitudes. 

 

Museum of the Moon – Luke Jeeram 

Dans la piscine Edouard Pailleron prend place une lune de 7 mètres de diamètre. Luke Jeeram vous décroche cet astre et vous offre une expérience nouvelle dans ce bâtiment conçu dans les années 1930. La vraisemblance de cette sculpture est impressionnante. Si votre voisin ne pratique pas le papillon, vous aurez l’occasion de profiter d’un bain de minuit en plein Paris. Un fond musical, de musique classique ou composé d’extraits radios de la NASA, rend l’expérience encore plus immersive voir méditative. Vous vous sentez réellement transporté. Comment ne pas être émerveillé par ce moment hors du temps ? 

Trois lieux, trois artistes et trois univers… le Festival Paris l’Été vous invite dans un ailleurs créatif jusqu’au 4 août. Je vous conseille de profiter de ces événements atypiques. Suivez notre compte Instagram  « myarchibat » pour découvrir de nouvelles expériences artistiques et architecturales.

Cyrielle Joly – Architecte DE – Consultante ArchiBat RH

L’Atelier des Lumières, l’art et le numérique conjugués

Commençons par planter le décor. Dans une friche de notre passé industriel, se tient un écrin coloré. L’Atelier des Lumières a investi, depuis 2013, une ancienne fonderie familiale qui, après la crise des années 30, avait fermé ses portes pour laisser place à 65 années d’exposition de machines-outils pour une entreprise spécialisée.

Vous avez du mal à imaginer le lien avec l’exposition muséale, patience, on y vient.

L’atelier des Lumières est un centre d’art numérique qui propose, durant une heure, une expérience en trois actes. En tant que visiteur, vous rentrez dans la pénombre, dans un lieu, avec une hauteur sous plafond d’une dizaine de mètres, presque vide, bien qu’occupé par quelques vestiges propres à son histoire. Impressionnant, n’est ce pas ?

En musique, l’ancienne fonderie s’efface et l’espace se voit investi par des couleurs. Grâce aux 140 projecteurs, le spectacle prend place sur les murs et sur le sol. L’accès aux œuvres est inversé. Ce n’est plus vous qui allez de toile en toile, ici, vous faites face, durant un moment éphémère, aux œuvres qui sont en mouvement. L’immersion est totale.

 

 

Dans ce théâtre de l’instant, j’ai assisté à un moment unique où des jeunes parents baladaient leur bébé émerveillé par l’art devenu vivant.
Ce lieu, initialement brut et froid, devient même un lieu de romance dans lequel des couples improvisent quelques pas de danse. Dans l’Atelier des Lumières, pas de cartons explicatifs, vous faites face à vos émotions et à votre propre lecture de cette mise en scène.

On peut arpenter le lieu ou s’asseoir dans différentes ambiances. L’espace est subdivisé en sous-ensembles dans lesquels vous pouvez voir, par exemple, se refléter la projection sur des miroirs donnant ainsi une toute autre lecture. Les tableaux ne sont pas complets, des détails sont mis en avant pour rendre ludique la projection.

Rappelez-vous, je vous ai parlé de trois actes… La projection commence par des œuvres de Friedensreich Hundertwasser pour ouvrir l’appétit des visiteurs venus voir les toiles du maître viennois, Gustav Klimt.

Cependant, entre les deux « programmes », le lieu est chamboulé par un algorithme. Sur un fond noir, l’espace se voit couvert de formes et d’une explosion de lumière, conçu par une intelligence artificielle. C’est un ballet féerique. Le studio OUCHHH crée un interlude posant question sur la création artistique contemporaine.

La séance se clôture sur les œuvres de Gustav Klimt à l’occasion du centenaire de sa disparition.

Vous sortez, de l’Atelier des Lumières, différent. Cette expérience vous lie autrement aux œuvres. C’est l’occasion, de mon point de vue, de faire découvrir des artistes et des oeuvres à ceux qui ne sont pas muséophiles.

 

Je vous invite à vous rendre à l’Atelier des Lumières pour vivre et partager un moment fort jusqu’au 11 novembre 2018.

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Cyrielle Joly – Architecte DE – Consultante à ArchiBat RH