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Technicité, green touch et élégance

La marque Tom Raffield commence à se faire un nom outre-manche. En effet, les designers de cette maison se sont illustrés de nombreuses fois au travers de différents produits, notamment des luminaires, des meubles et autres objets design en proposant un style à la fois contemporain, alliant green touch et techniques traditionnelles.

En 2017, ils reçoivent le prestigieux prix de meilleure marque de luxe émergente aux British Luxury Awards.

Passés maitres dans l’art de cintrer à la vapeur, comme on le faisait il y a plusieurs siècles, ils ont aujourd’hui remasterisé cette technique pour l’adapter aux temps modernes, afin de proposer des produits en accord avec l’ère du temps. Ces techniques permettent ainsi de plier du bois, aussi massif soit-il, au-delà des limites imaginées.

La dernière gamme de cette marque s’intitule « The Green Range », et celle-ci rend hommage elle aussi à ces techniques ancestrales, tout en s’accordant avec la nature. Cette gamme verte se compose uniquement de jardinières d’intérieur en contreplaqué, de pots pour plantes et arbustes, mais aussi de suspensions revisitées pour une décoration végétale contemporaine.

   

L’angoisse de la page blanche, comment y remédier ?

Je ne vous garantis pas de vous aider à trouver de l’inspiration lorsque le syndrome de la page blanche s’invite sur votre bureau, néanmoins j’ai quelques conseils à vous donner pour la combattre. Certains marcheront, d’autres non, c’est normal nous réagissons tous différemment face à l’impasse créative et au stress que cela peut engendrer.

Voici quelques rituels à mettre en place si vous voulez booster votre créativité.

Sachez vous ressourcer

Réfléchissez à ce que vous aimez faire lorsque vous êtes détendu, en repos le weekend par exemple. Pour certains, ce sera une balade en forêt, ou bien lire un livre, écouter votre vinyle préféré de Marvin Gaye ou regarder le soleil se lever avec une tasse de café. Retrouvez tous ces moments qui vous ressourcent lorsque vous n’êtes pas en mode « boulot ». Et bien c’est juste après ces moments que vous devriez vous remettre à plancher sur ce projet où vous étiez resté bloqué. En somme, mettez-vous dans les meilleures conditions pour ré-attaquer cette page blanche qui vous pose problème.

Restez actif, n’hésitez pas à bouger, à sortir de votre espace de travail, toujours muni de papier et d’un stylo au cas où il vous viendrait une idée fulgurante. 

N’ayez pas peur d’un passage à vide

Avant toute chose, il ne faut pas appréhender ce manque d’idées. C’est un phénomène qui vous arrivera encore plusieurs fois et il n’y a rien de grave. L’essentiel est de se dire que ce n’est qu’une mauvaise passe. On ne trouve que rarement LA bonne idée tout de suite.

Alors n’hésitez pas à produire un maximum de choses, même si ce que vous produisez ne vous convient pas, il faut rester dans une démarche de création / production.

Et puis ce n’est pas parce que vous avez perdu votre inspiration dans ce projet que vous ne pouvez pas exceller dans un autre, bien au contraire. Mettez celui sur lequel vous bloquez de côté et attaquez-vous à un autre projet. L’inspiration reviendra certainement et vous redonnera confiance.

Cherchez des sources d’inspiration

Si vous vous contentez d’attendre que l’idée tant espérée vous tombe dessus, vous ne produirez certainement rien. Allez puiser de l’inspiration partout pour stimuler votre créativité, même là où vous ne seriez pas spontanément allé. Bien entendu, faites le tour des plateformes de contenu traitant de vos domaines de compétences pour vous abreuver en nouveautés graphiques, architecturales, technologiques etc… Lorsque l’on se dirige vers des ressources que l’on ne connait pas, on est dans la découverte totale. Ainsi, cela peut vous aider à aborder les choses sous un angle nouveau. La créativité des autres peut également vous inspirer. Instagram, Pinterest, des podcasts, les conférences TED, tout cela peut vous apprendre beaucoup sur différents sujets et vous aider à vous débloquer. N’hésitez pas à vous éloigner du sujet de votre projet, vous en reviendrez enrichi et votre productivité s’en ressentira.

C’est aussi désespérant que rassurant mais on n’invente jamais rien ou si peu. En prendre conscience permet de garder la tête froide et de relativiser notre génie.

Communiquez avec votre entourage

Le fait de parler avec votre équipe, votre binôme ou même un proche de votre manque d’inspiration vous aidera sûrement à avancer.

Si vous avez la chance de diriger une entreprise, n’hésitez pas à solliciter vos collaborateurs. À priori vous les avez embauchés car ils sont talentueux ? Alors leur regard sur la question pourra au mieux vous apporter une solution, au pire vous faire rebondir.

Harmonisez le corps et l’esprit

Pour qu’un cerveau puisse fonctionner correctement, il faut que vous puissiez recharger vos batteries. Cela nécessite donc de dormir suffisamment, d’avoir une alimentation saine et équilibrée, de faire du sport. Cela reste basique, mais vous verrez que vous serez davantage productif et créatif si tous les voyants sont au vert. Essayez d’apprendre la guitare, mettez-vous à un sport que vous n’avez jamais pratiqué, bref, stimulez votre corps pour de nouvelles activités, et vous stimulerez votre esprit

Pour se libérer l’esprit d’un carcan créatif, la méditation peut avoir également des effets bénéfiques. D’autant plus que le syndrome de la page blanche entraine une certaine dose de stress. Faire un peu de yoga ou de relaxation pourra réduire votre niveau d’anxiété.

Il n’y a pas de remède miracle pour combler une panne créative. Dites-vous bien que c’est passager, il viendra forcément le moment où vous aurez le déclic, et cela peut arriver sans prévenir, surtout au moment où l’on s’y attend le moins. Pour ma part, j’ai la chance de parfois me coucher avec des « interrogations » dans la tête, et me réveiller le matin avec des solutions.

Partez positif, cherchez des sources d’inspiration, ressourcez vous, quitte à mettre le projet en pause pendant un temps et y revenir ensuite avec le cerveau régénéré et un regard neuf.

Autoportraits architecturaux minimalistes

C’est le duo de photographes Daniel Rueda et Anna Devis qui sont à l’oeuvre dans cette série de clichés splendides. Leur amour pour l’architecture contemporaine colorée les a amenés à réaliser un compte Instagram dans lequel ils posent au milieu de décors urbains géométriques un peu partout en Europe.

Architectes de formation, c’est à l’université qu’ils se rencontrent. Anna Devis raconte qu’avant d’intégrer l’université, elle dessinait tout ce qui lui venait à l’esprit. C’est au travers de la photographie qu’elle arrive le mieux à mettre des images sur ce qu’elle pense, ce qu’elle ressent. Cet art de saisir l’instant T, d’avoir l’angle parfait, la luminosité idéale, traduit plus rapidement ses émotions que le dessin qui est un processus plus long.

Leur travail commence par des photoshoots ludiques qui au fur et à mesure se sont transformés en « autoportraits architecturaux minimalistes axés sur la créativité »

C’est l’amour de l’architecture épurée et l’art de se mettre en scène dans ces lieux décalés qui transparait dans ces clichés. Daniel Rueda affirme que c’est le contexte qui prime sur le sujet principal de l’image, raison pour laquelle les bâtiments et l’architecture sont si importants pour son travail de photographe.

Découvrez le processus artistique du couple dans une interview menée par Adorama juste ici :

L’hôtel Mint, un vent de fraicheur au coeur de la nature

Situé au Costa Rica à Santa Teresa, l’hôtel Mint niché au coeur de la végétation est un véritable havre de paix permettant de s’échapper de la « bétonnisation » urbaine. Cet hôtel entouré d’une nature verdoyante permet à ses pensionnaires de profiter du sport local – le surf !

Conçu par le studio Saxe, cet hôtel comprend une série de plateformes posées sur pilotis. Les terrasses épousent les courbes de la colline dans laquelle l’hôtel s’insère avec délicatesse, permettant à la végétation de pousser entre les différents ponts en teck.

La blancheur immaculée des bâtiments ainsi que leur linéarité font preuve d’un joli contraste avec le verdoyant environnant. C’est une parfaite harmonie qui s’installe entre nature et béton cohabitant ainsi dans un bel équilibre.

Le studio Saxe part d’un constat simple mais pourtant vrai, la beauté artificielle n’est qu’un embellissement de la beauté de la nature. C’est pourquoi ils ont opté pour une architecture sans prétention, afin que le bâtiment au design minimaliste ne vienne pas défigurer le tableau végétal.

À quelques centaines de mètres on peut apercevoir l’océan, et donc entendre les vagues faire office de berceuse. Les suites sont en plein air et se fondent parfaitement dans le décor.

Ce sont des investisseurs suédois qui se sont lancés dans cette aventure en tombant amoureux de la région lors d’un safari surf. Pas moins de 660 mètres carrés sont disponibles dans cet hôtel hors du temps, mais c’est néanmoins l’idée de se faire le plus discret possible qui prédominait lors de la réalisation de celui-ci, afin de ne pas contrarier la nature.

Reconnu pour la qualité de son design immersif et sa prédilection pour l’artisanat, le studio Saxe a travaillé minutieusement sur chaque détail afin de réussir à fusionner la construction avec le paysage. Ce sont des artisans locaux qui ont été en charge de la création du mobilier, ayant pour mission de marier fabrication traditionnelle et design contemporain.

Une micro-habitation mobile à 20.000£

C’est Invisible Studio, agence anglo-saxonne basée à Bath, qui a construit cette micro-habitation mobile ressemblant à un tipi design en utilisant des matériaux issus de la récupération, et du bois produit localement.

Modulable, polyvalente et vendue en kit, cette micro-habitation de 40 m2 à faible coût, peut être montée en quelques heures par à peu près n’importe qui.  Prénommé Trailer, cet espace peut être affecté à divers usages dans divers lieux, que ce soit un espace de travail ou un endroit à vivre. En plus de son côté économique, il est aisément transportable. Une remorque et le tour est joué.

La lumière naturelle est privilégiée, c’est pourquoi des panneaux de poly-carbonate sont positionnés aux deux extrémités de l’habitation.

La structure est revêtue de fibre de verre et d’acier ondulé en extérieur. Les parois intérieures sont habillées de contreplaqué.

À l’intérieur, un espace de vie court sur toute la longueur de la structure avec une cuisinière à gaz au milieu. On trouve un wc et une petite zone de cuisson dans la partie l a plus large de la structure.

Deux échelles donnent accès à des plates-formes de couchage à chaque extrémité de la maison pour pouvoir y faire une sieste récupératrice entre deux séances de travail ! 

Comment construire sa renommée lorsque l’on est freelance ?

On trouve désormais bien plus de freelances qu’auparavant, surtout depuis que le statut d’auto-entrepreneur a été créé (en 2008). En quelques clics, on peut démarrer une activité freelance et c’est tentant de tester si cela peut marcher notamment grâce à l’émergence de plateformes telles que Malt.fr

Souvent, c’est un choix car ce statut offre davantage de flexibilité. Le fait de pouvoir organiser son planning et choisir ses clients sont des facteurs importants pour les freelances.

Cependant, si cette manière de travailler se démocratise, cela reste compliqué de trouver ses premiers clients et réussir à se démarquer des autres. Comment peut-on se différencier de son voisin pour attirer les entreprises et séduire de nouveaux clients ?

Voici donc quelques pistes :

1/ Faites du story-telling

Vous êtes votre propre marque. La manière dont vous parlez de vos expériences, de votre histoire, de vos réussites et de vos échecs font que vous apportez une certaine « marque de fabrique », la vôtre.

Travaillez ce discours semi-commercial, semi-personnel pour que celui-ci sorte du lot, les plus créatifs sont souvent ceux dont on se souvient.

2/ Ciblez votre clientèle 

Beaucoup de freelances travaillent uniquement par le bouche à oreille. Ils ne possèdent pas de site web montrant la qualité de leur travail. Seul un faible pourcentage de freelances a investi dans un site professionnel. Pour être certain de vous faire remarquer, définissez une cible type d’entreprises sur un marché de niche afin de vous différencier davantage. Avec des sites comme Squarespace, vous pouvez créer un site de qualité, rapidement, et à moindre coût.

Avec vos quelques notions de marketing, ou avec l’aide de ceux qui en ont, vous pourrez facilement sortir du lot dans les recherches Google ou autre.

3/ Faites pour vous ce que vous faites pour les autres

Si vous vous considérez comme expert dans votre domaine, alors prouvez-le au-dela des réalisations que vous avez fait pour vos clients. Si vous vous vendez en tant que développeur web, votre propre site web doit être parfait. Si vous êtes un as des réseaux sociaux, votre présence sociale doit être impeccable. Si vous êtes graphiste, vos visuels doivent refléter votre talent. Amplifiez votre propre marque pour démontrer que vous êtes capable de le faire pour quelqu’un d’autre.

4/ Définissez une tarification juste

Si vos tarifs se positionnent en-dessous de la moyenne, vous apparaitrez comme peu professionnel car vous bradez votre travail. En vous positionnant à un tarif un peu supérieur, automatiquement, on vous percevra comme un freelance premium offrant un travail de qualité. C’est un moyen de se démarquer. Après il faut que cela suive au niveau de la qualité de votre travail car votre réputation risquerait d’en pâtir.

5/ Soignez votre e-réputation et vos relations 

Un bon freelance sait communiquer avec ses clients et ses prospects. N’hésitez jamais à relancer les gens, à être pro-actif avec eux, quitte à ce que cela ne les intéresse pas, mais au moins, ils verront votre implication et votre professionnalisme. Il n’y aura jamais meilleur ambassadeur de votre travail et de vos compétences qu’un client qui a été satifait de vos services.

Le système de références sur Linkedin sera d’ailleurs un bon moyen pour vous donner du crédit, alors n’hésitez pas à en solliciter auprès de vos clients.

6/ Investissez dans votre marque

Lorsque l’on travaille en freelance, on investit énormément de temps, mais investir de l’argent est aussi un bon moyen de construire sa propre marque et de se montrer professionnel.

La base serait de créer votre propre site web, un logo qui vous ressemble, un porte-folio de qualité etc. Ces outils vous permettront de démarcher des clients bien plus facilement et de démontrer la qualité de vos prestations.

7/ Sachez à qui vous vous adressez

Bien définir sa cible, la connaitre, savoir comment l’atteindre et par quel moyen, est indispensable lorsque l’on est freelance. On ne communique pas de la même manière lorsque l’on s’adresse à une start-up ou à une grosse entreprise. Vous ne pourrez que difficilement répondre aux demandes de TOUS les clients. C’est pourquoi, il va vous falloir définir une certaine typologie de client.

8/ Publiez des articles pertinents

Il n’est pas toujours évident d’écrire lorsque ce n’est pas son coeur de métier, néanmoins produire du contenu spécialisé et professionnel est un bon moyen d’accroitre sa visibilité en ligne et ainsi développer sa notoriété. Si vous vous positionnez en tant qu’expert sur tel ou tel domaine, ce que vous avez à dire est crédible, justifié et donc intéressant. Si vous pensez que vous n’avez pas la légitimité pour écrire, c’est que vous n’avez pas confiance en vos compétences. Soyez fier de ce que vous avez réalisé, ne minimisez pas vos réalisations.

9/ Misez sur votre book

Vos projets et réalisations parlerons d’elles-mêmes. Sélectionnez les projets dont vous êtes le plus fier, qui sont les plus réussis, qui ont eu le plus d’impact et rassemblez-les sur votre site internet ou dans un book physique (surtout pour les créatifs). Si vous travaillez dans les réseaux sociaux, démontrez que vos missions réalisées ont rempli leurs objectifs, les ont dépassé etc.

Un client choisira de préférence un freelance s’il voit son travail, c’est évident.

10/ Collaborez avec d’autres freelances

Le plus intelligent, c’est de collaborer avec un freelance qui a des compétences dont vous ne disposez pas. Seul on va vite, à plusieurs on va loin. C’est un bon moyen d’opérer, sur des projets de plus grande envergure, de diversifier votre clientèle et vos types de missions et surtout de faire des nouvelles rencontres. Tissez de nouvelles relations pros dès que possible.

Qui sait, peut-être qu’une collaboration à long terme sera envisageable. Et puis vous aurez besoin de quelqu’un d’autre ayant d’autres compétences encore. Et c’est comme ça que naissent les agences, les collectifs, les associations…

11/ Restez vous-même

Le meilleur moyen de se différencier des autres, c’est avant tout de rester soi-même. Personne ne le fait aussi bien que vous. En laissant transparaitre votre personnalité, vos passions, vos envies, vos objectifs, vous servez votre image de marque et vous vous rendez plus humain, plus attachant. On aime travailler avec des gens qui nous ressemble, ou que l’on apprécie. C’est donc pareil pour vos clients.

Il n’y a pas de solutions miracles pour sortir du lot en tant que freelance. Le premier facteur est avant tout la qualité du travail que vous produisez. Après, il faut savamment mélanger les différents outils à votre disposition, toujours solliciter son réseau et rester professionnel en toutes circonstances.

Marie Hélène Contal : réenchanter le monde par l’architecture

Marie-Hélène Contal est architecte DPLG et diplômée de l’Institut d’Études Politiques de Paris. Après un premier livre sur la naissance des villes d’eaux et l’architecture thermale en 1983, elle rejoint la revue Archi-Créé en tant que critique d’architecture et de design. Sa génération de diplômés des années 1980 est témoin d’une diversification du métier d’architecte et de l’intérêt nouveau porté au design, à l’objet industriel, à la maîtrise d’ouvrage. Marie-Hélène Contal intègre en 1993 le cabinet du secrétaire d’État chargé des Grands Travaux, Emile Biasini, lors du deuxième mandat du Président François Mitterrand. Elle découvre de l’intérieur le fonctionnement de l’État, de la commande publique, de la production de projets de toutes tailles, et suit le dossier de la Cité de l’Architecture & du Patrimoine à Paris. Nommé directeur de sa préfiguration, Jean-Louis Cohen l’invite à rejoindre l’équipe de préfiguration, en tant que directrice adjointe d’un des futurs départements de la Cité : l’Institut Français d’Architecture (IFA).

Promotion de l’architecture dans le monde

Marie-Hélène Contal établit une veille critique sur l’architecture et l’urbanisme du développement durable en Europe et dans le monde. Elle coordonne dès sa création le Global Award for Sustainable Architecture, fondé par l’architecte et professeur Jana Revedin, avec la Cité de l’architecture. Depuis 2006, cinq lauréats sont désignés chaque année. Leur réunion dans la Global Award Community constitue peu à peu une scène, un laboratoire expérimental qui étudie l’ensemble des grandes transitions, remet en question modèles économiques, rapports avec les pays émergents et démarches architecturales. En 2014, l’exposition « Réenchanter le monde » réunit quarante architectes lauréats du prix et remporte un large succès auprès du monde professionnel et du grand public. Marie-Hélène Contal, commissaire de l’exposition, propose un tour du monde vivifiant dans un ouvrage qui met en avant les innovations, les rapports sociaux, l’attention aux ressources naturelles et les transformations des pratiques internationales à l’œuvre.

Projet processus et systèmes d’acteurs

Nombre de points communs réunissent ces architectes et les distinguent. Parmi eux, d’abord, leur aisance avec la mondialisation. La force des architectes issus de pays émergents est de posséder une double culture qui leur permet de naviguer entre leur propre culture et les codes et standards occidentaux. Beaucoup, ensuite, ont perdu l’illusion des années 1980 de la quantité, et placent au cœur de leurs actions la rémanence, la qualité des projets, la nécessité de former et transmettre. Enfin, ils fabriquent des « processus », et non des « objets finis », des produits. Chaque démarche peut en effet être lue comme un système d’acteurs, agencé de sorte qu’un projet intelligent et de qualité émerge de son organisation. Patrick Bouchain et Teddy Cruz agissent surtout à l’échelle politique, juridique et urbaine. Philippe Madec et Thomas Herzog plutôt au niveau technologique et ingénierie. Ainsi l’architecture internationale considérée comme « l’architecture d’exportation mondiale, les produits détachés de tout réel besoin » est aux antipodes de ce que “Réenchanter le monde” présente au travers des processus expérimentaux : « On n’exporte pas un processus comme un produit, par contre on peut échanger et transposer des processus ».

Portrait réalisé par Laura Rosenbaum – Architecte DEHMONP – Docteur en Sociologie

VIDÉO : Le BIM chez AIA, des projets aux chantiers

Nous avons interviewé Jérôme Bonnet, BIM Manager chez AIA Associés, pour comprendre comment cette agence d’architecture est passée à la maquette numérique et développe ses projets en BIM jusqu’à un premier chantier complètement BIM !

VIDÉO : Allplan, fournisseur de solutions OpenBIM

Allplan apporte depuis plus de 30 ans des solutions logicielles novatrices aux architectes, ingénieurs, entrepreneurs et gestionnaires du bâtiment et les accompagne dans la planification, la réalisation et l’exploitation des ouvrages. Nous les avons interrogé sur le BIM et l’interopérabilité, où en est-on réellement aujourd’hui ?

VIDÉO : Être Bim manager est-il une fin en soi ?

L’école des Ponts ParisTech propose un Mastère spécialisé BIM, conception intégrée et cycle de vie du bâtiment et des infrastructures. Nous avons voulu en savoir plus sur la genèse de cette formation, ce que viennent chercher les professionnels dans ce type de formation et pourquoi devenir BIM Manager ne devrait pas être une fin en soi.