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VIDÉO : Sightline, maturité du marché et prospective

Sightline Group, société de service et conseil en management, développe son expertise autour de quatre métiers : la stratégie opérationnelle BIM, le BIM management, la modélisation et la formation. Nous avons interrogé Sightline Group sur la maturité du marché en 2018 et voulions connaître leur vision prospective du BIM.

VIDÉO : ArchiBat RH, quels profils BIM aujourd’hui ?

Exposant au BIM World 2018, nous sommes allés à la rencontre des acteurs du BIM afin de mieux connaître les dernières évolutions de ce secteur. Le BIM n’est pas seulement une maquette numérisée, c’est aujourd’hui le principal levier d’innovation et de performance pour la gestion collaborative du développement d’un projet.

ArchiBat RH fait un état des lieux sur les postes BIM aujourd’hui et sur l’évolution des compétences recherchées, sans oublier quelques conseils aux candidats et aux entreprises pour intégrer au mieux cette transition numérique.

La folie monochrome s’empare de Brooklyn

C’est sur pas moins de 2000 mètres carrés que cet espace industriel haut en couleur s’articule. Sept salles distinctes, chacune définie par une couleur qui lui est propre, c’est le défi de l’artiste New-Yorkaise CJ Hendry. En imaginant cet espace industriel comme une toile XXL, l’artiste a créé « Monochrome » en faisant correspondre la couleur des pièces à l’art accroché au mur.

Considérée par ses pairs comme une artiste hyperréaliste, davantage renommée pour ses dessins à la plume en noir et blanc, c’est avec de la couleur qu’elle s’exprime aujourd’hui, et de quelle manière ! Elle-même se targue d’être une novice en matière de couleur, ne sachant pas si elle la comprend tout à fait.

«La couleur est excitante et triste, frustrante et confuse. La couleur est tout autour de nous, elle est partout. La couleur n’est pas une chose physique, c’est une chose qui décrit quelque chose d’autre. En dessinant des cartes de couleurs froissées, j’ai donné à la couleur une physionomie et une forme. »

Les murs de l’installation sont constitués de blocs successifs soigneusement empilés, qui créent des espaces domestiques habitables. Du bleu électrique, du jaune poussin, du vert émeraude, du rouge, du orange, du mauve, toutes ces couleurs sont assorties aux dessins hyperréalistes qui ornent les murs, tous représentant des échantillons de couleurs Pantone froissés.

Pour s’exprimer sur cet espace, CJ Hendry part d’un constat plutôt vrai : les gens achètent généralement une oeuvre d’art pour apporter une touche finale à leur intérieur. En puisant son inspiration auprès des collectionneurs qui l’entoure, elle s’est rendu compte que la majorité d’entre eux conçoivent et aménagent plutôt leurs pièces en fonction de leurs collections.

 

Votre marque a t-elle besoin de faire peau neuve ?

C’est une question qui peut revenir fréquemment lorsque l’on est dirigeant d’entreprise. Est-ce le moment de faire peau neuve et de transformer son identité visuelle ? Pour être sûr de ne pas se tromper, il est nécessaire d’établir en amont une réflexion stratégique suffisamment forte et différentielle afin de définir son positionnement et ses valeurs.

L’ADN d’une entreprise ne se résume pas seulement à un nom, une typographie, un slogan ou un logo. Ces facteurs sont indissociables les uns des autres, mais d’autres entrent également en ligne de compte. Nous pourrions les diviser en 3 parties distinctes :

-Le visuel : au travers du logo, des couleurs utilisées, du design, des typographies

-L’aspect rédactionnel : le nom de la marque, la communication web et réseaux sociaux, le ton employé, les signatures, les accroches…

-La dimension expérientielle ou culture d’entreprise : les valeurs de l’entreprise, ses engagements, sa politique RH, sa relation à la clientèle…

Le « rebranding » de votre marque peut porter sur l’un de ces trois piliers ou sur la totalité. Il faut bien garder à l’esprit que ce rebranding est censé servir un nouvel objectif commercial, un positionnement différent, peut-être des valeur nouvelles.

Si vous vous posez la question sur un possible rebranding de votre entreprise, voici 5 bonnes raisons de vous lancer :

1/ Votre cible n’est plus la même

Votre cible commerciale  a changé, elle a évolué ou alors elle s’est élargie. Avant, par exemple, vous ne visiez que les petites entreprises mais désormais ce sont les grandes entreprises que vous convoitez. Votre message, l’image que vous véhiculez, vont donc s’adapter à cette nouvelle audience. Ce que vous proposez et la façon dont vous le proposez doit correspondre à leurs attentes. C’est pour cela que vos metrics doivent être scrutés attentivement. Plus une communication est ciblée, plus celle-ci a d’impact, et plus vous aurez de chances de développer vos affaires auprès de la clientèle que vous souhaitez atteindre.

2/ Votre offre s’est diversifiée

Votre offre s’est diversifiée, vous n’êtes plus sur un marché de niche. Initialement, vous aviez lancé votre entreprise pour fournir un type de service à votre clientèle, mais au fil du temps, votre entreprise a évolué pour offrir d’autres services en fonction des tendances du marché ou en fonction des feedbacks de vos clients. Ebay est un bon exemple ou encore Amazon, à l’origine, l’un se positionnait comme un site d’enchères, l’autre comme un libraire en ligne. En modifiant leur look, leur publicité mais aussi leurs services, ils ont pu se repositionner sur un secteur plus vaste, tout en conservant leurs services originels.

3/ Le paysage concurrentiel s’est modifié

Lors de votre arrivée sur le marché, vous étiez le premier, un pionnier. Mais au vu de votre succès, d’autres entreprises ont développé le même business et se sont bien implantées dans le paysage économique. Posez-vous ces questions : comment vous placez-vous par rapport à la concurrence ? Vos concurrents offrent-ils des services différents des vôtres ? Racontent-ils une histoire différente ? Ont-ils pris l’avantage sur vous? Nous évoluons dans un monde qui va vite, en marquant clairement votre différence face à la concurrence, en créant de nouveaux services qui correspondent aux attentes de vos clients, vous prendrez des longueurs d’avance.

4/ Les besoins des clients ont évolué

Il est certain que les besoins des entreprises et des particuliers évoluent avec le temps. De nombreux facteurs font que les besoins des clients évoluent : mode de vie, avancées technologiques, tendances, législations… Avec la place que prennent aujourd’hui les réseaux sociaux, où le badbuzz arrive sans crier gare, où les mouvements sociétaux prennent naissance derrière des claviers, il est important d’analyser finement les besoins de ses clients. Les mouvances bio, vegan ou éco-responsables sont de bons exemples. Un grand nombre de marques de la grande distribution revendiquent désormais leur implication dans la sauvegarde de la planète. Un autre exemple, Banania ne pourrait plus exister aujourd’hui sous la bannière dont elle s’est faite connaitre à l’époque (et heureusement) et malgré un changement de communication, la marque semble au point mort.

5/ Les temps ont changé

Prenez le temps de vous poser devant votre logo, votre signature ou votre site web et demandez-vous si cela semble toujours d’actualité. Même si votre entreprise arbore un aspect intemporel, il est important de parfois lui donner un coup de neuf. Toutes les grandes marques le font. Le changement ne doit pas forcément être radical attention, mais quelques petits ajustements sont parfois indispensables. Les chevrons de Citroen étaient très anguleux à l’époque et juste gris. Désormais ils sont plus dynamiques et texturés. Le changement n’est pas radical mais néanmoins visible pour redonner un côté plus contemporain à l’entreprise.

Les avancées technologiques sont telles que l’obsolescence peut vite arriver et donc décrédibiliser le discours. Si vous vous positionnez en tant que marque à la pointe de la technologie, votre image se doit de continuellement véhiculer ces valeurs pour rester crédible.

Le rebranding visuel est un enjeu considérable pour les entreprises et peut révéler des attachements émotionnels que les clients ont avec la marque. C’est notamment le cas pour Malabar qui a envoyé aux oubliettes son Monsieur Malabar au profit de Mabulle un chat à cravate. Le résultat ne s’est pas fait attendre, les réseaux sociaux se sont enflammés pour dénoncer la disparition de l’icône.

Opérer un rebranding est coûteux alors il faut s’assurer de le faire pour de bonnes raisons. Et pour s’assurer d’aller dans la bonne direction, il est impératif d’avoir une bonne connaissance de sa cible.

La siège social de iCarbonX à Shenzhen

Cette start-up chinoise spécialisée dans la santé numérique était à la recherche de son nouveau siège social, et c’est désormais acté, l’entreprise s’installera dans la métropole de Shenzhen au sud-est du pays.

Les ambitions de l’entreprise sont grandes. En effet celle-ci développe des recherches dans les domaines encore peu explorés de la cartographie médicale et de la numérisation de la santé humaine.

Le nouvel espace d’iCarbonX devait incarner toutes les subtilités de ces innovations pour une entreprise centrée sur la recherche médicale pointue.

Le Group GSA, agence d’architecture australienne, a répondu à ce défi en dressant deux tours élégantes reliées par la double hélice simple mais parfaite de l’ADN, créant ainsi des ponts entre les tours qui permettent de passer facilement d’un bâtiment à l’autre. Les 2 tours intègreront également un complexe résidentiel et commercial

L’objectif des concepteurs derrière cette réalisation était de relier symboliquement les données et de connecter, via le design, les collaborateurs de la start-up, tout en leur permettant de vivre une expérience de travail unique et un style de vie à la fois stimulant et reposant.

Des balcons doubles offrent des zones de sérénité, avec des terrasses-jardins coiffant chaque tour. Les grandes baies vitrées et les panneaux métalliques perforés créent un environnement intérieur transparent et spacieux qui apporte vie et lumière aux espaces de travail.

 

Comment faire disparaitre ses données personnelles de Facebook ?

Cela a défrayé la chronique pendant près de deux semaines, le scandale des données sur Facebook avec Cambridge Analytica. Mais au final, est-il vraiment possible de « disparaitre » du fameux réseau social bleu ? Qu’est ce que Facebook connait à mon sujet, comment puis-je garder privées mes informations ?

En 2013, un certain Aleksandr Kogan a eu la possibilité d’avoir accès aux données de 50 millions d’utilisateurs de Facebook pour mener des recherches universitaires. Le hic, c’est qu’il a « distribué » ces informations illégalement à un cabinet de conseil rattaché à l’administration de Donald Trump. Facebook a intimé à Cambridge Analytica de tout supprimer en 2015, mais en 2018 le cabinet de conseil possédait toujours ces informations …

Auparavant, d’anciennes règles moins strictes étaient en vigueur sur la collecte de données que les développeurs de Facebook ont mis à jour en 2014. Facebook avait déjà partagé les données avec Kogan le concepteur de l’application qui a permis à Cambridge Analytica de capter les données des internautes. Aujourd’hui, malgré le fait que Facebook ait promis de nouvelles mesures de répression, beaucoup craignent encore que Facebook et toutes les applications qui y sont rattachées en sachent trop à leur sujet. Malgré une campagne de crise qui serait censée rassurer les utilisateurs, beaucoup d’entre eux s’inquiètent et le boycott commence à avoir lieu.

Depuis, le fondateur de Facebook s’est exprimé dans les médias, il a même témoigné devant le Congrès à propos de la collecte et de la distribution des données des utilisateurs.

Dans cette tourmente, un autre scandale aurait pu éclater. En effet Facebook était en plein développement d’un haut-parleur intelligent qui était en mesure d’enregistrer les discours des utilisateurs chez eux pour ensuite les envoyer dans des serveurs pour traitement (chose que fait déjà Google avec ses téléphones)

Toujours dans cette campagne de crise, Facebook a récemment publié un article intitulé « Il est temps de rendre nos outils de confidentialité plus simples à trouver.”  Une nouvelle section apparait également « Accéder à vos informations » permettant de télécharger et supprimer des données personnelles sur Facebook. D’autres changements sont encore à prévoir, notamment des mises à jour des conditions d’utilisation ou encore la politique de collecte d’informations. Bref, Facebook veut se racheter une conduite et jouer la carte de la transparence.

Pour télécharger et supprimer vos données, voici la méthode à suivre :

1- Connectez-vous sur la plateforme depuis un ordinateur. (Cela ne fonctionne pas encore depuis l’application mobile)

2- Dans la section paramètres généraux du compte, vous trouverez un encadré qui stipule « Télécharger une copie de vos données Facebook. Vous pourrez ensuite télécharger les archives.

Ensuite, vous devrez rentrer votre mot de passe afin de vous identifier, simple mesure de sécurité, puis vous recevrez un email. Cela prend un peu de temps car vos données stockées sur ce réseau sont conséquentes, pour certains cela fait presque 15 ans qu’ils utilisent Facebook.

Vous pouvez tout supprimer en fonction des années, vous pouvez mettre des filtres pour supprimer ce que vous souhaitez. En revanche, pour que la donnée supprimée disparaisse totalement des serveurs de Facebook, il vous faudra attendre 90 jours.

Dans un monde où les algorithmes se veulent tout puissants pour toujours mieux cibler les centres d’intérêt de chacun, il fallait irrémédiablement s’attendre à ce genre de scandale. La data, serait-elle le nouvel or blanc?

 

Le robot qui écrit sur les murs

Clin d’oeil à tous les parents qui ont déjà eu peur que leurs chers bambins se mettent à crayonner sur les murs ! Plus tard, on apprécie le fait d’avoir un tableau noir sur lequel on peut écrire à la craie la liste des courses, les numéros de téléphone importants etc. Ce robot, designé par Carlo Ratti s’inscrit dans cette lignée, celle d’utiliser les murs de chez soi comme surface d’expression. Et le résultat est plutôt probant.

Carlos Ratti Associati a développé un robot d’écriture intelligent qui transforme n’importe quelle surface en une toile de dessin. Que ce soit sur une cloison blanche, du verre, du béton, le robot peut dessiner, écrire et même effacer ce qu’il a produit. Installé en moins de 5 minutes sur toute surface verticale, les utilisateurs pourront faire dessiner au robot ce qu’ils désirent, que ce soient leurs propres créations ou des oeuvres réalisées à partir de fichiers disponibles sur le net en open source.

Vous pourrez ainsi reproduire dans votre chambre les emblématiques graffiti de Bansky ou bien tracer les vers de Rimbaud dans votre cuisine, les possibilités sont infinies et ultra-créatives.

Avec une forme circulaire en aluminium, ce robot de dessin est livré avec quatre marqueurs de couleurs différentes en son centre. Il sera présenté en avant-première lors du salon du mobile cette année au sein du pavillon «Nature vivante» de l’ARC. Une campagne de crowdfunding sera lancée le 5 juin 2018.

Ne perdez plus de temps en réunions

Bien que celles-ci soient indispensables au bon fonctionnement d’une entreprise, il y a certains points que l’on peut optimiser pour raccourcir les réunions et les rendre plus efficaces . Selon certaines études, les managers passeraient entre 1/4 et 3/4 de leurs journées en réunion.

Voici des pistes pour rendre vos réunions plus vivantes, et surtout pour éviter de perdre un temps souvent précieux.

1/ Invitez les bons participants

Lorsqu’il s’agit de traquer les tâches chronophages dans une entreprise, les réunions inutiles arrivent en tête de liste ! Souvent, certains collaborateurs assistent à des réunions où leur présence n’est pas indispensable. Une étude publiée dans le Harvard Business Review démontre que 300.000 heures chaque année sont consacrées à des réunions dans les grandes entreprises. La prochaine fois, assurez-vous d’avoir convié les bonnes personnes pour votre réunion. En faisant ainsi, vous montrerez que vous respectez le temps de travail de vos équipes. Et comme nous le savons tous, le temps c’est de l’argent, alors ne gaspillons pas celui-des autres.

2/ Comprenez les besoins

Pour comprendre les besoins de votre équipe, encore faut-il les connaitre un minimum. Mais partons du principe que vous les connaissez. Si vous êtes en mesure d’identifier ce qui serait utile à vos collaborateurs pour avancer plus rapidement sur tel ou tel projet, alors il s’avère tout à fait opportun de les convier à une prochaine réunion. Précisez en quoi le sujet de la réunion est important pour eux et quels bénéfices ils pourront tirer de ce moment d’échanges

3/ Evitez les tentations numériques

Affranchissez-vous de vos objets connectés le temps d’une réunion. Montrez l’exemple en éteignant votre téléphone portable ou simplement en le laissant de côté. Suggérez à l’ensemble des participants de faire de même. Vous récupérerez l’attention de chacun et vous n’aurez pas à répéter les directions prises. La réunion sera beaucoup plus dynamique (et plus courte) car elle mobilisera, sans parasitages, le plein potentiel de tous vos collaborateurs

4/ Incitez chacun à s’exprimer

Une réunion, c’est l’opposé d’une communication unilatérale, en principe. Vos collaborateurs ne sont pas là uniquement pour vous écouter. Si ce que vous avez à dire ne nécessite aucune interaction de la part de votre auditoire, alors contentez-vous d’un mail. Prenez le temps de laisser la parole à chacun, posez des questions pour vous assurer que tout le monde est sur la même ligne. Certains sont moins loquaces que d’autres car ils sont plus timides ou réservés. Ne voyez pas leur non-réaction comme un désintérêt, mais essayez de les interpeller pour qu’ils puissent eux aussi exprimer une opinion ou une remarque.

5/ Respectez l’heure

Si vous avez demandé à ce qu’une réunion débute à 16h et que vous arrivez avec 15 minutes de retard, vous pénaliserez tout le monde et vous risqueriez de passer pour quelqu’un de désorganisé voire irrespectueux. Si au contraire, votre réunion s’éternise, vous perdrez petit à petit l’attention de vos interlocuteurs et au final, vous perdrez du temps.

6/ Restez focus

Une fois que vous commencez une réunion, allez droit au but. Si vous êtes l’organisateur de cette réunion, vous êtes garant de son déroulé. Evitez que la réunion dévie du sujet initial. Soyez concis dans ce que vous devez aborder et allez à l’essentiel.

Des études menées par des ingénieurs du MIT ont prouvé que les réunions productives conclues par des décisions prises dans les 15 minutes étaient aussi efficaces que celles qui trainaient en longueur. Au fur et à mesure de la réunion, les participants comprendront qu’il s’agit là d’être clair, précis et rapide. Ainsi, ils seront beaucoup plus concentrés sur les objectifs à atteindre.

7/ Enregistrez-vous

Parfois, nous ne nous rendons pas compte de la manière dont nous nous exprimons en public, en particulier lors de réunions. Enregistrez-vous et/ou filmez-vous.

Vous pourrez ainsi voir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et surtout, vous aurez une trace des échanges qui pourront être re-visionnés par vos équipes si celles-ci en ont besoin.

Avec un peu d’organisation et de discipline, les réunions peuvent devenir plus efficaces et moins chronophages. Elles sont toujours bénéfiques car rien ne remplace les échanges de visu quand on travaille en équipe, surtout quand les contacts se font majoritairement par écrans interposés.

Douchan Palacios : quête transculturelle entre la France et l’Inde

L’histoire familiale de Douchan Palacios a entraîné sa vocation pour l’architecture, ainsi que son appétence pour l’international. Sa mère passionnée d’arts, de littérature, et de récits de voyages rapportés par son grand-père employé de la marine marchande, lui a transmis une fibre artistique et une attirance pour le politique. Son père maçon a eu la maison familiale comme premier chantier, l’a fait participer à la construction, et lui a enseigné ses savoirs d’artisan : « J’ai aimé le chantier, les odeurs… ». La volonté de devenir architecte est là dès l’adolescence. En plus d’un terrain fertile pour la discipline, ses parents et leurs amis le plongent dans une ambiance mythique en Afrique avec des traversées du Sahara en 2CV. Douchan tient son prénom d’un hommage rendu aux « derniers Touaregs », en référence à l’écrivain tchèque Dušan Gersi. Des valeurs « transculturelles » naissent du désert et des fabuleuses épopées. Des opportunités professionnelles en résultent aussi : une fois architecte, il construira une maison au Mali pour les amis de ses parents, en collaboration avec sa compagne. Douchan et Vanessa De Castro se rencontrent à l’école et deviennent membres actifs de l’association Architectes Sans Frontières (ASF). Elle est aussi architecte et cosmopolite, issue d’un mélange entre le Chili, l’Espagne et la France. Ils partagent la passion du voyage, et l’envie de travailler à l’international : « Nos premières expériences professionnelles communes ont été aussi nos premiers voyages ».

Expériences franco-indiennes

Douchan a découvert l’Inde lors d’un voyage d’étude à Jaipur. Émerveillé, il décide d’y retourner, et réalise un stage de six mois à Ahmedabad dans le cadre d’une coopération franco-indienne de revitalisation du centre historique. Une fois le diplôme obtenu, il part quatorze mois à Bangalore, en mission pour l’ONG Architecture & Développement et l’Agence pour le Développement et la Maîtrise des Énergies. Il développe en parallèle des activités de maîtrise d’œuvre et d’enseignement à l’école d’architecture. Selon lui, l’architecte endosse un rôle moral, il est un « diffuseur et un défenseur de culture », qui peut modeler des aspects de la société ; il contribue aussi à la construction d’une société civile forte, éduquée, et politisée. Parce qu’à l’international certains enjeux sociaux se posent plus fortement qu’en France, Douchan a fait le choix de s’engager à y répondre et travaille avec ASF dans ce sens.

Avec et sans frontières

À presque quarante ans, l’architecte ressent toujours un paradoxe intérieur, entre une idéologie profondément attachée aux Hommes, et un marché économique particulièrement concurrentiel et instable. En pratique, l’architecture à destination sociale et humanitaire peut apparaître contraignante et manquer de modèle économique : « On ne fait pas carrière dans l’humanitaire. J’ai un peu l’impression de faire ça tant que je suis jeune, tant que je n’ai pas de contraintes trop compliquées ». Tandis que le couple fait des rencontres en Inde, sollicité sur de nouveaux projets, la structure associative comporte des lourdeurs administratives qui réduisent leur champ d’action. Toujours actifs pour ASF, ils s’en éloignent progressivement pour mener de nouvelles missions : un monastère, un dortoir et une école sont en étude. Ils ont fondé une famille, élèvent deux enfants à Toulouse, avec lesquels ils envisagent de beaucoup voyager et, si leur activité le permet, de s’expatrier.

Portrait réalisé par Laura Rosenbaum – Architecte DEHMONP – Docteur en Sociologie

L’empathie, une qualité indispensable pour un manager ?

Le relationnel est l’un des aspects les plus importants dans la vie d’un manager : savoir s’exprimer en public tout comme en privé, savoir motiver ses troupes, les faire évoluer. L’empathie est une qualité indispensable lorsque l’on souhaite obtenir le meilleur de ses équipes. Elle permet d’être ouvert d’esprit pour accepter et tolérer des points de vue différents des siens. Lorsque l’on est empathique, on a la capacité de comprendre les autres mais plus important encore, cela permet de construire des liens durables et d’établir une relation de confiance. Et cette confiance réciproque est nécessaire pour réussir.

1/ La dimension émotionnelle

En prenant conscience des émotions des autres, de leurs sentiments, on peut plus facilement se mettre à leur place pour résoudre les différents problèmes et divergences. Les personnes qui font preuve d’empathie ont cette capacité à identifier et à reconnaitre les émotions des autres.

Les managers empathiques savent que la vie n’est pas toujours facile, que le monde de l’entreprise est parfois impitoyable, et c’est pourquoi en faisant preuve d’humanité et de compassion, ils parviennent à gagner la confiance de leur entourage. Ils prennent le temps de s’intéresser aux autres et à leur ressenti. L’empathie dans les affaires est essentielle au succès d’un entrepreneur

2/ La notion d’éthique

Cet aspect est important, aussi bien d’un point de vue personnel que professionnel. Là où la morale est un ensemble de règles ayant un caractère universel et irréductible, l’éthique, elle, s’attache aux valeurs et se détermine de manière relative dans le temps et dans l’espace en fonction de la communauté à laquelle elle s’intéresse. Avoir de l’éthique dans sa relation aux autres, c’est prendre conscience de qui l’on est, de ce que l’on fait, de la manière dont on le fait. Se respecter soi-même permet de respecter les autres.

3/ L’ouverture vers les autres

La personne empathique crée des relations de travail dynamiques et positives car elle n’ignore pas les émotions et besoins de l’autre. Elle fait preuve d’ouverture d’esprit, même face à la différence, et ainsi cherche toujours à concilier les points de vue. « Même si vos croyances ne sont pas les miennes, je les accepte et cela ne nous empêchera pas de nous connecter ». Faire preuve d’intolérance, bloque toute possibilité d’avancer dans une relation et finit par briser les liens.

4/ La gentillesse

La gentillesse, c’est l’empathie qui s’exprime dans l’action. Tout, ou presque, peut être résolu avec gentillesse et bienveillance tout en étant ferme. Lorsque l’on cède à la colère, la menace ou la force, à aucun moment cela s’avère bénéfique sur le long terme. On peut obtenir de ses équipes bien des choses en faisant preuve de gentillesse. Si l’on cherche à résoudre les problèmes par des rapports de force, cela peut effectivement fonctionner, mais à terme, des opportunités pourront s’envoler car le relationnel a été malmené. Les collaborateurs et les clients se dirigeront naturellement vers des interlocuteurs plus conciliants.

5/ Penser « nous » plutôt que « je »

La notion d’individualité forcenée est étrangère aux personnes empathiques. « On réussit ensemble ou on perd ensemble ». C’est cet ADN qui, sur le long terme, fait la différence et permet d’avoir une influence positive, d’insuffler une dynamique vertueuse au sein d’un groupe. Ce qui motive les empathiques, c’est de voir les autres réussir, même si ils n’ont eu qu’un impact minime sur le résultat obtenu. Les entrepreneurs prônent souvent en public, le désir de servir le bien commun. L’égoïsme n’est pas un sentiment pérenne sur lequel s’appuyer pour réussir.

En fait l’empathie se rapprocherait presque d’une certaine philosophie. Etre un sage sur lequel les autres prennent exemple, écoutent, apprennent. Et si vous n’êtes pas totalement convaincu, pensez au karma, faites le bien, celui-ci vous reviendra au centuple.