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Portrait de Liu Ruifeng, architecte DPLG chinois 1/2

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Liu Ruifeng, architecte dplg, fait partie de ces personnalités dont l’envergure s’impose d’emblée comme une évidence, construite au fil du temps, soutenue et portée par une exigence, une intelligence, et une finesse hors du commun.  Bientôt de retour en Chine après sept années passées en France, l’architecte revient avec nous sur son parcours.

 Liu Ruifeng, où avez-vous grandi?

 Je suis né à Yinchuan, une ville de la province du NingXia. Cette région située au nord-ouest de la Chine est notamment réputée pour sa production de baies de goji. Elle reste néanmoins encore méconnue alors qu’elle est pourtant très intéressante car c’est là que se concentre l’immigration intérieure du pays. Ce lieu est très prisé pour sa qualité de vie. Le paysage est également très présent dans cette région végétalisée et humide. Pourtant, je suis et je reste quelqu’un de profondément urbain.

Qu’est-ce qui vous a motivé dans votre décision, celle de devenir architecte ?

J’ai toujours été attiré par les professions libérales parce que j’apprécie avoir une part d’autonomie dans mon travail. Ensuite, j’ai procédé par élimination. A vrai dire, la vue du sang ne m’emballe pas vraiment, le métier d’avocat ne semblait pas correspondre à mon tempérament… Restait l’architecture. J’ai été admis à l’université de ChongQing en 1995. En 2000, mes études d’architecture sont terminées, j’ai alors 22 ans.

Démarrez-vous tout de suite votre carrière professionnelle ?

Oui, immédiatement après mon diplôme, j’ai commencé à travailler pour une agence pékinoise d’architecture, Beijing Oriental Elite. En trois ans, nous avons gagné six concours, et nous avons construit tous les bâtiments. Le plus petit projet faisait 40’000m2. Nous avons aussi perdu des concours et mené des études. La somme de travail était colossale, mais c’était très formateur. Simultanément, j’ai préparé et passé les examens nécessaires à l’obtention du titre d’architecte classe 1. A l’époque, pour obtenir ce grade, il faut réussir neuf examens dans un délai de cinq ans. Maintenant, le délai a été allongé à neuf ans.

Quel est l’avantage pour un architecte d’être classe 1 en Chine?

Pour vous donner une équivalence en France, cela correspond à peu près à une inscription à l’Ordre des Architectes, sauf que celle-ci en Chine est conditionnée par la réussite aux examens. Or, il faut savoir qu’en Chine, les agences d’architecture sont aussi classées, et que le nombre d’architectes classe 1 dans un cabinet coûtent plus cher en terme de masse salariale, mais lui permet d’accéder à des projets plus prestigieux, car il faut avoir un certain nombre d’architectes classe 1 pour postuler à ce type de projet. Contrairement à une inscription à l’Ordre en France dont la finalité reste d’être à son compte, ce n’est pas nécessairement le cas en Chine pour un architecte de classe 1. En tant que salarié, il va bénéficier d’un meilleur statut et collaborer à des projets plus intéressants.

Votre voie semblait toute tracée, pourquoi venir en France ?

J’étais encore jeune. Mon parcours était celui d’un crack, d’un scientifique devenu un bon professionnel, mais un architecte ce n’est pas que cela. Je trouvais qu’il manquait une dimension artistique à mon parcours. La France étant une référence mondiale en architecture – reconnue pour son art et sa culture – m’a donné envie d’approfondir la question. D’autre part, en Chine, depuis le XIXème siècle, la langue française est réputée pour être la plus belle du monde…

 Vous arrivez en France en septembre 2004, quelles sont vos premières impressions ?

A vrai dire, j’étais un peu triste. Il faisait nuit. Je regardais par la fenêtre du RER. Le paysage me semblait sans relief et il n’y avait aucun gratte-ciel. L’arrivée à Paris a balayé tout cela, car c’est vraiment la ville lumière ! Elle me rappelle Yinchuan, car on peut l’appréhender à pied, ce qui n’est malheureusement maintenant plus le cas de ma ville natale. J’aime marcher dans les villes.

Vous commencez par suivre des cours de français?

Oui, pendant trois mois, et je peux vous assurer que l’apprentissage de la plus belle langue du monde n’est pas une mince affaire. C’était vraiment dur. J’ai passé l’examen de français fin 2004. Et début 2005, j’ai intégré l’école d’architecture de Paris – La Villette en 5ème année, et j’ai trouvé un travail à mi-temps dans une agence d’architecture en tant que dessinateur. Ce métier offre l’immense avantage de pouvoir être pratiqué à peu près partout dans le monde sans nécessairement maîtriser la langue.

En 2007, vous obtenez votre diplôme d’architecte dplg ?

Mon mémoire de diplôme portait sur l’extension de l’agence Xinhua, l’organe de presse officiel Chinois, l’équivalent de l’AFP en France. En réalité, cette extension d’une surface de 55’000m2 s’avère plus grande que le bâtiment initial. Une des difficultés du projet consistait ainsi à intégrer quelque chose de nouveau sans altérer l’identité de l’ancien. D’autre part, je souhaitais profiter de cette extension pour implanter un périmètre de verdure étendu dans ce cœur de ville pourtant très dense. Dans un souci de cohérence, le bâtiment répond aux exigences écologiques et climatiques que l’on attend dorénavant au XXIème siècle. Le projet s’inscrit comme une adaptation contemporaine d’un type de maison traditionnel chinois, le SiHeYuan, qui s’organise de la façon suivante : Au centre se trouve un jardin. Les espaces autour sont articulés de telle sorte que le regard du visiteur ne peut atteindre le centre du dispositif. En interne, ce mode d’organisation reste ouvert et fluide afin d’intensifier les échanges entre les personnes et les services facilitant ainsi le flux des informations. Ce qui est, vous en convenez certainement, une nécessité dans le monde des médias aujourd’hui.

Ensuite, vous avez travaillé pour Dubosc & Landowski ?

J’y ai travaillé un an. J’ai collaboré à différents projets de logements, de bureaux et de centres commerciaux à Beijing et à Bushan en Corée. C’était très varié, et très formateur.

Vous avez ensuite été embauché par AS. Architecture-Studio?

Oui, j’ai souhaité intégrer une grande agence parisienne pour comprendre comment le travail s’y organise. J’ai collaboré à de nombreux concours, des projets en PPP, à la réhabilitation de l’université de Jussieu. Le travail y était varié, les projets à différentes échelles en France et à l’international. J’y ai beaucoup appris.

 

A suivre …

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Concours du Musée Guggenheim Helsinki : 6 finalistes en lice

Après le succès des musées Guggenheim de New York, Venise, Bilbao et Abu Dhabi, la Fondation Solomon R. Guggenheim a choisi Helsinki pour lancer une grande compétition architecturale à l’échelle internationale pour la conception d’un nouveau musée Guggenheim.

La Ville d’Helsinki a réservé un important site de 20 000 m² sur le front de mer au centre-ville, proche du quartier historique. Le futur musée serait ainsi visible immédiatement par les visiteurs arrivant par la mer.

Important succès du concours du Musée Guggenheim Helsinki

Initiée en juin 2014, la consultation a été un succès sans précédent, réunissant 1 715 projets. Parmi ces projets, un jury international a sélectionné le 2 décembre six finalistes :

  • AGPS Architecture Ltd. (Zurich, Suisse et Los Angeles, États-Unis)
  • Asif Khan Ltd. (Londres, Royaume-Uni)
  • Fake Industries Architectural Agonism (New York, États-Unis ; Barcelone, Espagne ; et Sydney, Australie)
  • Haas Cook Zemmrich STUDIO2050 (Stuttgart, Allemagne)
  • Moreau Kusunoki Architectes (Paris, France)
  • SMAR Architecture Studio (Madrid, Espagne et Australie occidentale)

Les projets finalistes du concours

Le concours a été conçu sur la base d’un appel à candidature anonyme, et le jury a délibéré sans connaître l’identité des équipes associées aux projets. Les visuels des six projets sélectionnés n’identifient donc pas les agences conceptrices. Leur identité sera dévoilée lorsque le gagnant sera sélectionné en juin 2015.

Guggenheim Helsinki

Guggenheim Helsinki

Guggenheim Helsinki

 Guggenheim Helsinki
 
Guggenheim Helsinki
Guggenheim Helsinki
Images : Malcolm Reading Consultants Limited

Incertitudes sur les suites de la consultation Guggenheim Helsinki

Les six finalistes ont reçu 55.000 euros pour développer leurs projets respectifs dans les six prochains mois, et le gagnant remportera un prix de 100.000 euros.

Cependant, si la désignation du vainqueur est prévue en juin, la construction du musée Guggenheim n’est pour autant pas assurée. Le conseil municipal d’Helsinki a en effet autorisé le concours d’architecture, mais pas encore la construction.

 A votre avis, quel est le projet de l’agence française Moreau Kusunoki Architectes ?

Programmes Vacances Travail (PVT) : Décryptage

PVT

Jeune architecte ou ingénieur tenté(e) par l’expatriation ? Moins contraignant qu’un visa, le Programme Vacances Travail (PVT) peut constituer le moyen de concrétiser votre projet. Décryptage.

Le PVT : quelles destinations pour les français ?

Le Canada et l’Australie sont les destinations les plus populaires. La France a également signé des accords bilatéraux avec la Nouvelle-Zélande, l’Argentine, le Japon, la Corée du Sud et Hong-Kong. La Russie a de même signé un accord avec la France, mais il semble que le programme soit encore peu développé. Les résidents de ces pays peuvent aussi solliciter un PVT en France.

Le PVT : quelles conditions ?

Les PVT sont accessibles aux jeunes âgés de 18 à 30 ans (excepté pour le Canada où le PVT est possible jusqu’à 35 ans). Le PVT permet d’obtenir une autorisation de séjour d’un an. Au Canada, en Nouvelle-Zélande, au Japon, en Corée du Sud et en Argentine, le PVT permet de travailler sans restrictions. Cependant, en Australie, il n’est pas possible de travailler plus de 6 mois consécutifs pour le même employeur. A quelques exceptions près, tous les types d’emploi sont autorisés.

Le nombre de PVT accordé chaque année est illimité pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Les autres États fixent un quota annuel. Les États déterminent également le montant des ressources financières à justifier pour l’obtention du PVT, et certains requiert l’achat du billet de retour ou de ressources suffisantes pour acheter un billet de retour. Il est également nécessaire de justifier d’une assurance privée couvrant tous les risques liés à la maladie, la maternité, l’invalidité, l’hospitalisation et le rapatriement pour la durée du séjour (Source : Ministère des Affaires étrangères et du Développement international).

Le PVT : pourquoi tenter l’expérience ?

Les critères d’obtention du PVT sont peu nombreux, vous permettant ainsi de vous lancer dans une expérience d’expatriation sans avoir à justifier d’un emploi avant de partir. Le PVT vous offre l’occasion de découvrir une autre culture tout en ayant la possibilité de travailler pour financer votre voyage. Il constitue donc le moyen idéal d’obtenir une expérience internationale, très recherchée sur le marché du travail, et parfaire par la même occasion vos compétences linguistiques. Pour certains, cette expérience pourra même se convertir en une expatriation à plus long terme.

Pour vous informer plus en détails :

http://www.pvtistes.net

http://www.working-holiday-visas.com

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/vivre-a-l-etranger/preparer-son-depart-a-l-etranger/bien-preparer-son-expatriation/passeport-visa/article/passeport-visa

Recrutement 1.0 versus Recrutement 2.0 : quelles transformations ?

recrutement 2.0

Le passage du Web 1.0 au Web 2.0 a révolutionné le comportement de l’internaute. L’internaute consommateur de contenus est devenu producteur de contenus. Quel a été l’impact de ce changement sur le recrutement ?

Recrutement 1.0 versus 2.0 : bouleversement des usages

Dans le cadre du recrutement 1.0, quelques plateformes d’offres d’emploi, du type apec.fr, monster.com et cadremploi.fr exerçait un monopole sur la diffusion d’annonces en ligne. L’alternative était le site de l’entreprise recruteur. Les Cvthèques en ligne étaient fermées et payantes. Le coût était basé sur le nombre de pages vues.

Le recrutement 2.0 a bouleversé cette pratique. Des micros sites se sont développés sous la forme de communautés d’intérêts. C’est le cas notamment sur LinkedIn où les offres peuvent être diffusés dans le cadre de groupe fédérant des catégories de professionnels bien identifiées. Les Cvthèques se sont ouvertes et sont consultables librement.

 

Recrutement 1.0 versus 2.0 : l’impact sur la diffusion et la consultation des annonces 

A l’ère du Web 1.0, l’accès aux offres d’emploi était subordonné à l’inscription sur une plateforme ou directement sur le site de l’entreprise, et la création d’alertes email pour recevoir les annonces correspondant au profil du candidat. L’outil de recherche était propre à chaque site. L’annonce était diffusée uniquement sous format texte et sous la forme de listes déroulantes. Un seul support de lecture était disponible : l’ordinateur.

Bien que ces pratiques n’aient pas disparu, les vecteurs de diffusion des annonces d’emploi se sont diversifiés. Des moteurs de recherche, du type Indeed, rassemblant toutes les offres accessibles en ligne ont été créés. Le format des annonces est désormais très divers : texte, vidéo, audio, tags… Les supports de lecture sont également beaucoup plus variés via les flux RSS, les Podcasts, le téléphone portable, les tablettes…

 

Recrutement 1.0 versus 2.0 : une mutation des comportements des recruteurs et des candidats

Le recrutement 2.0 a modernisé le CV classique. Les candidats disposent désormais d’autres moyens pour communiquer sur leur expérience, notamment les réseaux sociaux professionnels du type LinkedIn ou Viadeo. Les recruteurs sont également de plus en plus nombreux à « googliser » les candidats au cours du processus de recrutement. Bien que les recruteurs ne sauraient se baser sur les informations extra-professionnelles diffusées sur internet à propos du candidat, il appartient au candidat d’être vigilant à propos de son identité numérique. Les recruteurs peuvent consulter les profils LinkedIn ou Viadeo du candidat pour vérifier les informations communiquées par le candidat. En effet, la proportion de CV mensongers est plus faible sur les réseaux sociaux professionnels du fait des liens directs avec les anciens employeurs.

Les candidats et recruteurs sont ainsi passés d’un statut passif à un statut actif par le biais des blogs et des réseaux sociaux.

 

Et vous, quel a été l’impact du Web 2.0 sur votre pratiques de recrutement ?

Vous faites quoi dans la vie ? Les métiers déchiffrés par Merci Alfred

“Vous faites quoi dans la vie ?” : sans doute la question la plus ennuyeuse qu’on puisse vous poser en soirée. Suivie de près par : “et… ça consiste en quoi ?” Merci Alfred déchiffre les métiers avec une légère pointe d’humour ! 

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Découvrez l’infographie complète sur le site Merci Alfred

 

Les bonnes résolutions du candidat pour 2015

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Que vous soyez en recherche active ou en veille, l’approche de la nouvelle année est l’occasion de faire le point sur vos objectifs et votre stratégie de recherche. Nos suggestions pour les bonnes résolutions du candidat en 2015.

 1. Je retravaille mon CV !

Avant d’entamer votre recherche ou pour améliorer l’efficacité de vos candidatures, prenez le temps de peaufiner votre CV. Facilement lisible par le recruteur, votre CV doit révéler vos points forts et convaincre le recruteur de l’intérêt de vous rencontrer.

Consultez nos articles conseils pour réussir au mieux votre CV.

 2. Je booste ma présence sur les réseaux sociaux !

Vous n’avez pas encore de profil Viadéo ou LinkedIn? Il faut en créer un. Il est désormais indispensable d’être présent sur les réseaux sociaux professionnels. En ce début d’année, pensez à mettre à jour votre profil et également intégrer votre CV sur les CVthèques en ligne comme l’Apec ou Indeed.

Inspirez vous de nos conseils pour optimiser son profil LinkedIn.

 3. J’arrête de m’éparpiller : j’organise ma recherche !

Naviguer sur des centaines de pages et de sites internet peut faire désespérer les candidats les plus motivés. Dans un premier temps, ciblez les sites d’offres d’emploi adaptés à votre profil et créez, quand cela est possible, des alertes emails.

S’organiser est particulièrement important pour les candidatures spontanées. Listez les entreprises de votre secteur auxquelles vous souhaitez postuler. Gardez une trace de vos candidatures pour pouvoir les relancer. Allez au plus simple, en créant un tableau Excel qui reprend vos envois.

 4. En 2015, je deviens bilingue !

La maîtrise de l’anglais est dorénavant indispensable pour la plupart des postes, d’autant plus si vous voulez internationaliser votre profil. En 2015, votre objectif est de pouvoir inscrire fluent sur votre CV. Ateliers de discussions en ligne, séjours linguistiques ou cours classiques, le choix des formules est vaste. Lancez-vous !

 5. Un nouveau challenge : je m’auto-forme avec les MOOC

Les MOOC sont des cours en ligne, gratuits, ouverts à tous et accompagnés d’exercices. D’une durée de 1 à 3 mois en général, ils demandent 1 à 2 heures d’investissement par semaine. Entre se familiariser avec l’architecture malaysienne, maîtriser les arcanes de Photoshop, connaître les clés de l’entreprenariat ou même s’initier à l’aéronautique, les possibilités sont larges et les offres de cours ne cessent de se développer. Un des MOOC les plus prisés du moment est « l’heure de code » promu par Barack Obama, Mark Zuckerberg, Shakira, Bill Gates… Il a déjà rassemblé 15 millions d’utilisateurs. En une heure, et accessible de 4 à 104 ans, le principe est d’apprendre à raisonner « coding ». Alors en 2015, plus d’excuses de contraintes horaires ou géographiques, tentez l’auto-formation pour développer vos compétences !

6. Et pourquoi pas oser la mobilité ?

Mobilité transversale ou géographique, l’année 2015 peut être pour vous l’année d’un grand changement ! La mobilité est de plus en plus fortement associée à l’évolution de carrière. Posez vous la question de savoir si une mission à l’étranger pourrait donner un coup de pouce à votre carrière. La nouvelle année peut être aussi l’occasion de faire un bilan de vos compétences et de vous ouvrir à d’autres domaines d’activités dans lesquels vous pourriez exercer vos talents.

 

Une 7ème bonne résolution à partager ? Un avis sur nos suggestions ? Partagez-les !

 

Réinventer Paris : appel à projets

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La Ville de Paris lance un appel à projets urbains innovants. Chaque équipe est invitée à présenter ses idées destinées à faire vivre des sites parisiens d’exception. Plus de 23 sites, propriétés de la Ville ou de ses partenaires, sont soumis à l’appel à projet. Le principe est d’imaginer « de nouvelles manières d’habiter, de travailler ou de commercer à Paris ». La palette des sites sélectionnés est très large : un terrain nu de 275 m2 dans le quartier de Belleville, un hôtel particulier au cœur du Marais, l’ancienne Gare Masséna ou encore un bâtiment abritant d’anciens bains-douches dans le 15e arrondissement.

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La programmation est libre, mis à part certains sites pour lesquels certains éléments de programme sont imposés. Le concours est ouvert à tous les candidats sans restriction. La Ville souhaite donner l’opportunité à tous les créateurs de réinventer Paris. Seul impératif : un architecte doit être directement associé au projet. Les sites sélectionnés sont rapidement mobilisables. Les lauréats pourront alors acheter ou louer les terrains pour y conduire leurs projets. Il est prévu que les chantiers puissent être finalisés au plus tard en 2020.

Les candidatures doivent être présentées au plus tard le 31 janvier 2015.

Découvrez l’appel à projets plus en détails : www.reinventer.paris

 

Génération Y : décryptage

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La Génération Y, tout le monde en parle ! Elle désigne les actifs nés après 1980. Désormais intégrés en grande majorité sur le marché du travail, ils semblent bousculer les règles du recrutement et font valoir de nouvelles attentes au sein de l’entreprise. Qu’est ce que recherche la Génération Y dans l’entreprise ? Décryptage.

La Génération Y : le travail oui, mais les loisirs avant tout !

Le travail occupe une place importante dans la vie des jeunes actifs mais moins importante que pour les générations précédentes. La grande tendance caractérisant la Génération Y est le refus de sacrifier la vie privée au profit de la carrière professionnelle. Friand des horaires souples, du télétravail, des congés supplémentaires, ils sont particulièrement sensibles aux conditions de travail. Les entreprises doivent s’y adapter, et ce n‘est pas toujours facile.

Une Génération qui a la bougeotte

Avide de formation, et particulièrement sensible aux programmes de développement de carrière, c’est une génération qui souhaite développer ses compétences pour évoluer tout au long de sa carrière. La Génération Y est donc peu fidèle à l’entreprise. « Au bout de deux ans, ils viennent vous dire : « Voilà, j’ai fait le tour de l’entreprise », rapporte un dirigeant. Les jeunes actifs ont la certitude que l’évolution professionnelle passe par le changement régulier d’entreprise et de poste. C’est une génération de zappeurs qui déconcerte les DRH, habitués aux générations précédentes qui se formaient dans l’entreprise et y restaient au moins 10 ou 15 ans. Cela génère un turnover important et impacte l’organisation de l’entreprise en terme de temps investi pour la formation des nouvelles recrues.

La Génération Y dans l’entreprise : et moi, et moi ?

Les analyses sont unanimes : la Génération Y exprime une forte demande de reconnaissance et d’épanouissement dans leur vie active. Motivés par un management transversal, promu par les entreprises du type Google et les nouvelles startups, les jeunes actifs veulent se sentir considérés au sein d’une équipe et impliqués dans les projets de l’entreprise. Nés avec les nouvelles technologies, ils s’épanouissent dans un contexte de forte réactivité où ils sont incités à prendre des initiatives.

 

Bien que ces traits soient caractéristiques de cette nouvelle génération, leurs attentes sont en réalité de plus en plus transgénérationnelles. Les préoccupations de la Génération Y tendent à rejoindre celles des autres générations et démontre une réelle évolution des règles, codes et valeurs au sein de l’entreprise. On parle même d’une société Y…

Préjugés ? Réalité ? Qu’en pensez-vous ?

Portrait de Stephanie Walliser : Architecte chez le japonais Fast Retailing 2/2

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Stéphanie Walliser,chef de projet pour le groupe japonais Fast Retailing (Uniqlo, Comptoir des Cotonniers, Princesse Tam Tam, Theory, Helmut Lang), nous révèle les coulisses de l’architecture commerciale dans la ville lumière. Suite de son portrait…

 

Après la FNAC et la marque Caroll, on vous propose ensuite un poste chez Yves Rocher?

Le directeur technique de Caroll y avait été embauché et m’a proposé de le rejoindre. En comptant les franchises, il y avait 500 boutiques en France et 1000 à l’international. Nous avions quatre ans pour intégrer le nouveau concept dans toutes les boutiques  existantes tout en créant de nouveaux points de vente. C’était un joli défi à relever. Au début, nous n’étions que trois mais très rapidement l’équipe s’est étoffée. La direction technique était réparti en deux pôles, celui technique, en charge des appels d’offres, du suivi des travaux, de la réception des chantiers et celui, architectural, dont j’avais la responsabilité. Nous étions trois à y effectuer les relevés, les plans, les dépôts de permis et très important, la coordination et la validation des projets entre les différents services concernés : direction, marketing, merchandising, achats,… Comme je n’apprécie pas particulièrement de travailler seule dans mon coin, ce dernier aspect me plaisait beaucoup !

 

Qu’avez-vous apprécié d’autre chez Yves Rocher ?

C’est une société qui a une gestion saine et en cohérence avec ses valeurs. J’utilise d’ailleurs toujours leurs produits. L’écologie n’est pas juste une image, elle s’applique jusque dans les moindres détails de la vie de l’entreprise. Le tri des déchets s’applique dans tous les bureaux. L’ambiance générale est familiale, avec peu de turnover. La Fondation plante des arbres, cela ajoute du sens au travail. Au bout de sept ans, la décision de partir a été difficile à prendre.

 

Qu’est-ce qui vous a incité cependant à prendre cette décision ?

Il était impossible de ne pas répondre favorablement à la proposition de Fast Retailing, un groupe japonais qui a fondé Uniqlo et rachète depuis quelques temps d’autres marques, telles que Comptoir des cotonniers, princesse Tam Tam, Theory, Helmut Lang. Le service architecture est commun à toutes les marques sauf Uniqlo et c’est très intéressant car chaque marque a ses particularités. Les quatre chefs de projet maîtrisent le français et l’anglais ainsi qu’une autre langue, jamais la même bien sûr. Chacun assure l’intégralité de ses projets jusqu’aux phases d’exécution, ce qui n’était pas le cas chez Yves Rocher. Une partie de notre travail s’effectue aussi en amont lors des visites de faisabilité des éventuels futurs points de vente avec le service du développement. Nous évaluons la concordance du programme avec  son emplacement et son budget. A Paris, comme c’est très dense et que les bâtiments sont anciens, il arrive que l’on découvre toutes sortes de surprises. Lors de la visite d’un futur point de vente, un ancien restaurant, nous avons découvert que les poutres qui soutenaient le plancher étaient devenues de la dentelle. C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de drame. Même si ce n’est pas l’objectif initial, nous menons ainsi une vraie mission de réhabilitation. En une journée, je peux tout à fait dessiner le matin deux heures, puis me rendre sur un futur point de vente où j’effectue des relevés complémentaires, puis enchaîner par différents rendez-vous : un éclairagiste, une réunion de copropriétaires…

 

L’éclairage est-ce important en architecture commerciale ?

L’éclairagiste joue un rôle important en architecture commerciale car une belle lumière dans la vitrine mais aussi dans le magasin attire le client. Le matériel d’éclairage des ERP est aussi spécifique, il doit être résistant et ne pas consommer trop d’énergie et répondre aux normes en vigueur. Les bons acousticiens aussi sont recherchés. Il faut arriver à canaliser le bruit provenant de l’extérieur, créer une bonne ambiance sonore et ça se joue dans les détails, les ouvertures et fermetures de porte, le choix des sols… Je pense qu’il y a des postes à prendre dans ce domaine.

 

Comment envisagez-vous votre avenir ?

Chaque poste m’a permis d’explorer une nouvelle facette de l’architecture commerciale, et j’acquière chaque fois une plus grande vue d’ensemble des projets. Actuellement, je suis très contente de mon poste chez Fast Retailing et je n’éprouve pas l’envie d’aller ailleurs.

 

 Quelles sont vos références, vos sources d’inspiration ?

– En architecture, les incontournables Frank Lloyd Wright et Renzo Piano,

– En histoire de l’art, je m’intéresse particulièrement aux Arts déco, à l’Art nouveau, et à la Renaissance italienne,

– La passion de la bande dessinée ne m’a jamais quittée,

– Le kung fu me permet de canaliser mon énergie.