« Social addicts »: que révèlent les études scientifiques ?

Avec la sur-consommation des réseaux sociaux, on voit émerger de nouvelles pathologies et de nombreuses études scientifiques se penchent sur les effets pervers, voire toxiques de ces réseaux. En effet, on ne compte plus les business florissants du digital detox visant à aider les « social addicts » à s’affranchir des réseaux sociaux. Voici quelques conséquences, scientifiquement observées, de la surexposition aux médias sociaux :

1/ Les personnes dépressives ont tendance à poster davantage de contenu sur Instagram

La fréquence à laquelle vous postez sur vos différents réseaux peut être un indicateur de votre santé mentale. En effet, à l’aide d’un programme informatique, des chercheurs d’Harvard ont analysé plus de 40000 messages Instagram auprès de 166 utilisateurs afin de comprendre comment les personnes atteintes de dépression utilisent l’application.

Et il s’avère qu’effectivement, les utilisateurs souffrant de dépression ont tendance à poster du contenu avec plus de régularité que ceux ne souffrant d’aucuns maux.

2/ Passer trop de temps sur les réseaux sociaux rend malheureux

Pour toujours apprécier son expérience sur les réseaux sociaux, il faut se restreindre. Pour chaque plateforme, il existe un point de « rupture de bonheur ». Autrement dit, passé un certain temps, on n’éprouve plus le même plaisir à se distraire sur ces réseaux. Par exemple, pour Facebook, au delà de 23 minutes on atteint la rupture de bonheur et pour Instagram le seuil est à 31 minutes.

3/ Vos souvenirs risquent d’être déformés

Lorsque l’on poste du contenu sur les réseaux sociaux, on souhaite transmettre des images positives. Cela signifie donc publier des belles photos, partager des bons moments, se montrer dans des situations avantageuses… Ces réseaux étant utilisés comme espace de stockage de nos souvenirs, une étude tend à prouver que cela fausse la mémoire et nous risquons d’occulter la réalité de ces moments, nos réelles impressions et perdre notre esprit critique.

4/ Votre affiliation religieuse influence votre langage

Une étude a analysé le langage de plus de 13000 utilisateurs de Facebook qui mentionnent leurs affiliations religieuses sur leurs profils. Il semblerait que les personnes ayant fait mention de leur religion utilisent des mots plus positifs et discutent de thèmes sociaux tels que la famille ou les amis. Tandis que les personnes n’ayant pas identifié leur appartenance religieuse expriment des émotions plus négatives telles que la colère, utilisent un langage plus exacerbé et parlent de sujets plus sombres.

5/ Trop de temps sur les réseaux sociaux pousse vers l’isolement

Aux Etats-Unis, l’isolement social est un mal qui ronge autant que l’obésité. Malgré le fait que les réseaux sociaux aient pour objectif de rapprocher les gens et de tous les connecter, il arrive que cela fasse l’effet inverse. Une étude révèle que les personnes qui passent plus de deux heures par jour sur les réseaux sociaux ont deux fois plus de chance de se sentir socialement isolées que les autres.

6/ Avoir une tonne d’amis ne vous rendra pas plus sociable

Avoir des milliers d’abonnés sur Instagram ou Facebook ne veut pas dire que vous possédez un large cercle d’amis, bien au contraire. En fait, il y a même une limite de nombre d’amis que le cerveau d’une personne est apte à gérer. Les amis virtuels ne sont pas de « vrais amis ». Ce sont les interactions sociales réelles qui tissent des liens solides.

7/ Publier beaucoup sur son partenaire traduit une faible estime de soi

Mettre à jour son statut amoureux sur Facebook peut s’avérer révélateur… En recueillant des données auprès de 600 utilisateurs de la plateforme, il a été démontré que les personnes ayant une faible estime d’eux-mêmes ont tendance à publier plus fréquemment sur leur partenaire du moment. Les personnes identifiées comme narcissiques postent davantage de contenus autour de leur régime, leurs exercices de gym, les kilomètres parcourus…

8/ Simplement regarder le logo Facebook déclenche une addiction

Le simple fait de regarder le logo du réseau social bleu donnerait envie de s’y rendre. Comme le message subliminal de la publicité qui incite à consommer un produit, les réseaux sociaux entrainent de réelles addictions. En revanche, ce qui est d’autant plus impressionnant, c’est que cela touche tout le monde, que l’on soit un utilisateur régulier ou ponctuel.

9/ Votre sommeil va vous jouer des tours

Etre constamment sollicité par des notifications en tout genre altère la qualité de notre sommeil. Il est difficile d’avoir une bonne nuit de repos désormais. Un jeune sur cinq se réveille régulièrement durant la nuit pour jeter un coup d’oeil à ses réseaux. Une étude révèle également que 1788 adultes américains ont répondu à des questionnaires sur leurs habitudes de sommeil et leur comportement online. Il s’avère qu’une bonne majorité de personnes mentionnant des troubles de sommeil avaient une utilisation quasi  obsessionnelle de leurs réseaux sociaux.

10/ Selon le média utilisé, vous changez votre personnalité

En effet, que vous soyez sur Instagram, Snapchat, Facebook ou Twitter, votre façon de communiquer, les messages que vous transmettez, le comportement que vous adoptez est différent. Nous considérons effectivement chaque plateforme comme un « monde » à part, régi par des codes différents.

11/ Les moins de 25 ans sourient moins

Que ce soit pour se donner un genre ou parce que cela traduit une période plus difficile, les moins de 25 ans ont tendance à moins sourire sur leurs photos. Autre fait curieux, les femmes de moins de 25 ans porteraient davantage de lunettes « accessoires » que de réelles lunettes correctives sur les photos.

12/ Les émotions sur Facebook sont contagieuses

Que l’on vive quelque chose de très heureux ou de très malheureux, quand nous publions sur les réseaux sociaux, les sentiments de bonheur ou de tristesse peuvent impacter nos « amis ». Nous avons tendance à nous emporter plus facilement sur les réseaux et à nous exprimer avec moins de retenue. En effet, en dématérialisant les situations auxquelles nous sommes confrontées, on est plus enclin à éprouver de vives émotions alors que dans la « vraie » vie, nos réactions seraient davantage mesurées.

13/ La course aux likes n’apporte pas grand chose

Recevoir beaucoup de likes de la part de ses followers booste l’égo. En réalité des études prouvent que cette course aux likes ne stimule pas nécessairement la bonne humeur d’une personne. En revanche, cela peut augmenter le coté narcissique de quelqu’un et l’exposer à de sérieux contre-coups. En effet, si un jour, celle-ci n’atteint pas sa « moyenne » de likes, cela peut engendrer un sentiment de dépression et d’isolement.

14/ La tendance du FoodPorn sur Instagram peut aider à perdre du poids

Si vous cherchez à perdre quelques kilos, essayez de poster de temps en temps votre nourriture préférée. Bien que vous pourriez penser que cela aurait l’effet inverse et déclencherait une envie irrépressible de manger et donc de prendre du poids, une étude stipulerait que les personnes publiant des images de leurs aliments ou recettes seraient plus enclines à manger sainement et à perdre du poids.

15/ Les selfies ne sont pas QUE du narcissisme

Même si l’on associe souvent cette pratique à une démonstration de l’égo, il ne s’agit pas toujours de cela ! Il existerait même plusieurs catégories de selfies. Il y en aurait 3 types. Les communicateurs, les « autobiographes » et les publicistes.

Les communicateurs publient pour déclencher des conversations avec leur communauté ou leurs amis. Les « autobiographes » quant à eux souhaitent partager des tranches de vie, ils souhaitent documenter les événements de leurs vies afin de conserver ces moments qu’ils estiment inoubliables. Et enfin les publicistes ou auto-publicistes partagent du contenu sur leur vie entière, quitte à être dans la surenchère et se montrent toujours sous leur meilleur jour. Ce sont eux qui sont les plus enclins à la dépression.

Après ces 15 points scientifiques , peut-être réfléchirez-vous à deux fois avant de vous aventurer à haute dose sur les réseaux sociaux. En somme, vu que cela s’apparente à une drogue il faut se préserver. Comme tout bonne chose dans la vie, il ne faut pas en abuser.