>>> Décembre 2004, Article paru dans "d'A" n°142
>>> Janvier 2000, Parpaings n°9
CHÔMAGE DES ARCHITECTES :
À L'ENCONTRE DE QUELQUES IDÉES REÇUES
Propos recueillis par Hubert Dubois
La société de recrutement et d'intérim Archibat fête ses 20 ans en 2005. Elle est à l'avant poste des fluctuations du marché de l'emploi et de l'évolution de la profession : entretien avec sa présidente Dominique Noël.
D'A: Vous êtes aujourd'hui l'employeur le plus important d'architectes en France, quelle est actuellement la situation de l'emploi?
DN : Elle n'est pas aussi catastrophique que ce que l’on entend régulièrement, le problème actuel est surtout celui d'une inadéquation entre le désir des architectes, les compétences recherchées et l'offre. Aujourd'hui nous avons plus de 200 postes à pourvoir et l’on a des difficultés à trouver le profil qui correspond ! Notamment parce que certaines offres se situent en régions et que les architectes ne se déplacent pas facilement.
D'A: Observe t-on une différence entre Paris et la Province ?
DN : Depuis plus d’un an, les propositions sont très nombreuses en régions, y compris dans des villes de petite et moyenne importance. La commande publique redémarre Pour répondre aux concours et faire face à d’importantes charges de travail, les agences régionales font de plus en plus appel à nos services.
Les fusions, acquisitions et restructurations d’entreprises ont également permis la création de nombreux postes ; toute société qui doit gérer son patrimoine bâti aujourd'hui, a un service technique avec des architectes en conseil, maintenance, maîtrise d’ouvrage…On observe aussi bien à Paris qu'en Province que les offres tendent à se diversifier. Les postes en maîtrise d’œuvre classique concernent 50 % de nos demandes, l'autre moitié se répartit entre l'assistance à la maîtrise d'ouvrage essentiellement privée, l'architecture d'intérieure, la coordination de chantier, la gestion de patrimoine, la direction technique, l’urbanisme….
Le problème récurrent surtout chez les jeunes architectes à la sortie des écoles est le mythe entretenu d’une voie unique, celle de l'architecte créateur. Ce qui entraine une réelle difficulté pour eux à intégrer la diversification des métiers de l’architecture en amont et en aval du projet dans un cadre salarié. Ces postes permettent à l’architecte de se construire une vraie carrière où ses compétences sont pleinement recherchées et appréciées. C’est une alternative au salariat en agence ou à l’exercice libéral.
D'A : Le salariat n’est-il pas assimilé à une forme de précarité ?
DN : La précarité du statut de salarié est relative, si l'on considère que beaucoup de collaborations ponctuelles se finalisent par une embauche pour quelques années. Les jeunes diplômés souvent appelés pour des courtes durées passent d'une agence à l'autre, ce qui s'avère être un complément indispensable à leur formation durant les premières années de leur vie professionnelle. Un parcours se construit d’agence en agence puis l’architecte peut choisir la voie libérale ou le salariat ; il se dirige vers un poste en agence ou en entreprise, qu’il intègre par l’expérience acquise et parfois grâce à une formation complémentaire.
D'A : On reproche souvent le manque d'expérience des diplômés, pensez vous que la réforme des études telle que la propose le Ministère soit une bonne réponse ?
DN : D'abord, c'est à tort que l'on dévalorise ces études, un diplôme d'architecte DPLG a aujourd'hui une valeur sur le marché. Nous en sommes les meilleurs témoins, cela fait 20 ans que nous recrutons des architectes, les demandes n’ont jamais cessé et ne font que se complexifier, se diversifier et les perspectives s’avèrent de plus en plus intéressantes. Il ne s'agit pas de tout attendre de l'école. Un diplômé doit maintenant parfaitement maîtriser un logiciel de dessin, parler couramment anglais, avoir enrichi sa formation par des travaux et projets personnels, des voyages, des recherches, une grande curiosité artistique et culturelle… L’approfondissement de ses connaissances techniques et des expériences de chantiers sont toujours très utiles.
Les étudiants ont intérêt à chercher auprès des professionnels un complément pratique de formation. C’est ce qui s’est toujours fait dans la pratique et dans tous les métiers après de longues études. Dans la vie professionnelle, les jeunes diplômés sortent des écoles avec de bonnes bases, du savoir, des méthodes de travail, tous les acquis des études supérieures mais les compétences s’acquièrent sur le terrain comme pour les médecins, les avocats, les ingénieurs etc…Les architectes ne font pas exception et intégrer cette période d’apprentissage ou non, ne change pas une réalité qui a toujours existé.
D'A : Les architectes ont-ils intérêt à se spécialiser ?
DN : Tout dépend de ce qu’ils souhaitent occuper comme poste. Le travail de maîtrise d’œuvre n’exige pas forcément une spécialisation, savoir aborder des programmes différents est positif, avoir des connaissances pointues en hospitalier par exemple est très recherché en ce moment. Certains vont s'intéresser à l’architecture commerciale et au merchandising, d’autres aux nouvelles technologies, d’autres aux espaces tertiaires, space-planning et à l'amélioration des conditions de travail,... c'est un plus qui correspond à une offre…du moment car n’oublions pas que la spécialisation reste très conjoncturelle ; selon les orientations politiques et les tendances économiques, les besoins et les exigences changent totalement. Nous l’avons bien observé depuis 1985.
Rompre avec la peur d'exercer en dehors des schémas, des idées reçues, c'est en tout cas une évolution à saisir, pour qui veut travailler. Par exemple, on a aujourd'hui une demande croissante d'architectes de terrain, spécialistes du chantier pour des suivis qualité –conformité et nous avons beaucoup de mal à en trouver ! Outre, une certaine dépréciation de cette fonction, trop peu d'architectes sont formés à l'exercer. Des architectes avec une solide expérience en maîtrise d’ouvrage privée ou en programmation et connaissant très bien les marchés publics sont des profils toujours difficiles à recruter. Mais nous sommes confiants, en continuant d’informer, les architectes doivent réussir à comprendre la formidable diversité d’emplois que leur permet ce métier.
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LA PROFESSION D'ARCHITECTE ET L'INTÉRIM EN ARCHITECTURE
Propos recueillis par Stéphane Courarie-Delage
Architecte DPLG., Dominique Noël a créé Archibat en 1985. Elle nous livre ses impressions sur la profession d'architecte et l'intérim en architecture.
Parpaings : Pourquoi Archibat ?
Dominique Noël : C'est en cherchant du travail chez des architectes, et pour des amis, que j'ai constaté les difficultés pour les architectes de trouver un emploi.
Au départ j'avais l'intention d'être agent d'architecte, mais
c'était interdit. Les architectes ne sont pas des intermittents
du spectacle. Le seul moyen de représenter les architectes
était de créer une agence d'intérim.
Parpaings : Vous trouvez du travail pour les architectes depuis 1985.
Comment devient-on intérimaire ?
DN : On est toujours un peu intérimaire en architecture, il y a
une grande mobilité dans ce métier, mais ce n'était
ni orchestré ni fédéré. Cela dit, il y a une gêne à devenir
intérimaire, mais ce n'est qu'un passage. Une personne sur
deux trouve un poste fixe et nous ne voulons pas qu'un
architecte devienne professionnel de l'intérim. La recherche
d'emploi en architecture est ingrate et il est très difficile
d'avoir des rendez-vous auprès des architectes.
Les uns ont un besoin mais pas le temps de recevoir, les
autres n'ont pas de besoin et ont le temps de recevoir.
C'est une question de "timing" et d'organisation. La durée
d'emploidans une agence est en moyenne de trois ans.
Généralement il n'y a pas d'esprit de carrière au sein
d'une même agence, l'évolution d'un architecte se fait
plutôt à travers un parcours cohérent entre les agences,
c'est pourquoi nous sommes là.
Parpaings : Qu'est-ce qui différencie une société d'intérim généraliste de la vôtre, qui est centrée sur l'architecture ?
DN : C'est fondamentalement différent, les architectes veulent être compris, ils n'ont pas envie d'aller dessiner des plans de tuyauteries. Pour une agence d'intérim généraliste, l'architecte est un technicien et l'atelier d'architecture un bureau d'étude. Ce qui fait notre particularité, c'est que nous ne sommes pas des professionnels de l'intérim qui avons appris l'architecture mais des professionnels de l'architecture qui avons appris l'intérim et le recrutement. Nous sommes huit architectes d.p.l.g. pour le recrutement, quatre étudiants en architecture nous assistent et quatre non-architectes s'occupent des payes.
Parpaings : Vous avez élargi votre activité à l'ensemble de la maîtrise d'ouvre (urbanistes, paysagistes, designers, ingénieurs, architectes d'intérieur ...). Pour simplifier, nous parlerons de l'architecte salarié. Comment se fait-il que le statut d'architecte salarié ne soit pas référencé, qu'un architecte soit considéré par l'urssaf comme un dessinateur projeteur de niveau X ?
DN : Oui, il y a un problème de convention collective. Cela date de l'époque où ceux qui étaient salariés dans les agences n'étaient pas des architectes, ils étaient collaborateurs d'architectes ou dessinateurs projeteurs de métier, ils représentaient le personnel des agences d'architecture. Aujourd'hui tous ces postes sont occupés par des architectes : on ne s'engage plus dans le métier de collaborateur d'architecte puisque ce sont les architectes qui ont pris ces places. C'est relativement nouveau et consécutif à la crise des années 80-90. Cette convention collective des architectes qui date d'après-guerre ne correspond plus à la réalité. On porte le titre d'architecte, mais on occupe une qualification qui n'est pas celle d'architecte !
Parpaings : Des architectes indépendants viennent-ils vous voir pour effectuer des missions ponctuelles ?
DN : Oui et non car dans l'intérim c'est uniquement du salariat. Ce sont les règles du travail temporaire. Nous n'avons pas le droit de surfacturer un indépendant. Mais il y a des indépendants qui travaillent temporairement en mission salarié, on peut cumuler les deux. Les missions d'intérim ont des avantages : le droit aux indemnités Assedic, les congés payés, 50 % du transport, etc...
Parpaings : Quelles sont les missions les plus demandées ?
DN : Plan d'exécution, D.C.E et détails. On nous demande toujours trois critères : le logiciel, le niveau technique et le type de programme. Si l'architecte ne répond qu'à un ou deux de ces critères, notre métier est de convaincre. C'est plutôt une forme de réflexion, une logique qui nous intéresse. Il manque des architectes qui ont des connaissances sur un programme spécifique. Ceux-ci ont travaillé un peu tous azimuts et sont de moins en moins spécialisés. Par exemple, pour les hôpitaux ou les logements sociaux on exige des spécialistes. Lorsque l'on est architecte, on est a priori capable de traiter des programmes différents. Nous avons une perception plus large des programmes, nous considérons plutôt la notion d'E.R.P. (Etablissement Recevant du Public). Avoir travaillé sur un E.R.P. peut être suffisant pour travailler sur des programmes de ce type. Les jeunes manquent d'aptitudes pour dessiner au 50e ou au 20e et face aux questions techniques.
Parpaings : Comment repère-t-on un architecte prêt à l'emploi ? Quelle est l'importance du "book" et certains utilisent-ils des CD-rom ou de la vidéo pour se présenter ?
DN : Un architecte prêt à l'emploi, je dirais que c'est en même temps un ensemble d'appétit créatif cohérent et avoir les pieds sur terre. Dans le book, qu'il soit en format carte postale ou en grand format, le plus important est la manière dont on présente son propre travail. Il n'y a rien de pire que de voir des architectes arriver avec des rouleaux, des trucs en fatras ou mal collés. Le choix de ce que l'on présente est déjà très parlant. Ce qui est intéressant, ce sont les architectes qui amènent leurs projets d'école, tout ce qui a conduit l'architecte à devenir architecte. Ce qui est étonnant, c'est qu'ils hésitent à montrer des choses personnelles et nous sommes très contents de voir de la photo, de la peinture, des activités parallèles. C'est important de pouvoir dire à un client, en plus, il a fait tel voyage, il a eu telle expérience. Présenter un book sur un autre support que le papier reste encore marginal, mais nous préférons le support papier.
Parpaings : Un architecte qui maîtrise l'outil informatique est-il mieux placé pour obtenir un emploi, ou lui préfère-t-on un dessinateur infographiste ?
DN : C'est toujours un plus d'être architecte. Mais cela dépend de la phase du projet.
Pour des projets déjà conçus, pour mettre au point rapidement un plan, un dessinateur suffira. Cela dépend aussi de la durée d'embauche. Au bout d'un moment les architectes ont des états d'âme et des difficultés relationnelles naissent, les demandeurs préfèrent avoir un collaborateur qu'ils forment, c'est mieux pour le long terme. Sur deux ou trois mois un architecte peut être une valeur ajoutée.
Parpaings : Autocad est-il vraiment le logiciel international de référence ?
DN : Il y a 2/3 de demandes pour Autocad et 1/3 pour les autres, Allplan, Arc +, Archicad, Minicad (vectorworks)... Le fait de connaître d'autres logiciels qu'Autocad permet d'être plus rapidement placé.
Parpaings : Y-a-t-il un âge limite pour être employé par une agence d'architecture ?
DN : La tranche d'âge idéale c'est 28-35 ans, pour les missions d'études et de conceptions. Plus on monte en responsabilité et en technicité, qu'il faille encadrer ou être chef de projet, ce sera 35 - 45 ans et au-dessus ce sera plutôt le chantier. Mais il n'y a pas de règle, tout dépend de l'architecte qui emploie et des projets traités. Actuellement on manque cruellement d'architectes de chantier compétents, d'architectes de terrain.
Parpaings : Il y a donc un problème de formation ?
DN : Oui, on ne donne pas assez de chantier aux jeunes, qui sont demandeurs en général. C'est pour cela que le problème se retrouve en fin de chaîne. Pour résumer, avant trente ans on se fait la main en grattant sur info, ensuite on touche au projet, mais il n'y a aucune chance qu'à 28 ans on donne un chantier à quelqu'un. Si on a actuellement autant de demande de chantiers sur les bras, c'est bien parce qu'il y a un déficit de compétence, c'est la raison pour laquelle les bureaux d'études ont saisi ce marché. Mais les architectes préfèrent des architectes pour cette mission, ils ne veulent pas d'inspecteurs de travaux qui viennent de l'entreprise par exemple.
Parpaings : Quelle est alors la solution pour faire travailler les architectes sur les chantiers ?
DN : On arrive à former des gens à l'informatique, mais la formation sur le chantier, c'est impossible à faire pour nous. La solution, c'est d'aller dans une petite agence où, au pied levé, on est envoyé sur un chantier. Mais il y a aussi peu d'architectes qui prennent cette voie.
Parpaings : Ils sacrifieraient leurs potentiels d'architecte concepteur ?
DN : Absolument, on ne veut plus remettre en conception un architecte qui a fait du chantier. C'est dû à la manière d'organiser le travail dans les agences : l'organisation est horizontale et non verticale. Il y a les bêtes à concours, les gratteurs, ceux qui font le développement des études et la mise au point des projets, le super bon en détail, et les spécialistes du chantier. J'ai vu quelques agences d'architecture d'intérieur, où l'organisation était verticale. L'architecte faisait tout de A à Z. de l'esquisse au chantier ainsi que le contact client.
Parpaings : Quel est le salaire moyen d'un architecte aujourd'hui ?
DN : Cela dépend des agences. Le salaire s'échelonne de 12000 F bruts à 20000 F bruts, il faut multiplier par deux pour avoir le prix Archibat. Nous gérons les charges, les bulletins de salaires, les acomptes, les arrêts maladie, les Assedic etc... cela libère l'architecte employeur qui paye une facture à trente ou soixante jours.
Parpaings : L'architecte salarié peut-il exiger une reconnaissance d'auteur pour les projets auxquels il participe ?
DN : S'il est salarié, au mieux, il peut demander à son patron d'inscrire son nom sur le cartouche ou apparaître dans une publication en tant qu'assistant, mais il n'y a pas de règle.
Parpaings : Peut-on parler de chasseur de têtes dans l'intérim d'architecture ? Allez-vous recruter dans les écoles ? Vous arrive-t-il de débaucher des architectes ?
DN : Les écoles sont notre vivier, le bouche à oreille fonctionne aussi, nous répondons aux architectes en CDI qui ne savent pas comment bouger, ils travaillent et n'ont pas le temps de chercher. Ils viennent nous voir, nous ne débauchons jamais.
Parpaings : Les écoles d'architecture donnent-elles les compétences nécessaires aux futurs architectes ? Y a-t-il des écoles qui forment mieux que d'autres du point de vue des débouchés ? La formation continue est-elle nécessaire pour les architectes ?
DN : La formation continue est très importante, surtout pour l'infographie. Le problème de la formation continue est qu'elle doit être cohérente par rapport aux choix que l'architecte fait. Les post-diplômes ne sont pas valorisés et ne paraissent pas nécessaires pour obtenir un emploi. Il y a des jeunes architectes qui, avec la même formation, sortent de l'école avec des différences incroyables. Avoir fait des petits boulots en agence, avoir des passions pour telle ou telle architecture, avoir voyagé, être cultivé, tout ceci contribue à ces différences. La formation d'architecte est une fondation, il faut ensuite construire son propre édifice. Ce n'est pas une formation qui mène dans une direction opérationnelle, avec un but précis.
Parpaings : L'architecte, selon vous, est-il plutôt généraliste ou spécialiste ?
DN : Il est perçu comme un généraliste. Lorsqu'on nous demande quelqu'un qui a des connaissances techniques, un bon relationnel, de la psychologie, du contact commercial, du sens artistique, l'architecte semble le mieux placé. L'architecte est généraliste, mais on lui demande souvent d'être spécialiste.
Parpaings : Existe-t-il d'autres employeurs que les architectes pour les architectes ?
DN : Oui, beaucoup et de plus en plus, par exemple dans la distribution, le space planning, les assurances, les banques, la gestion de patrimoine, la restructuration de sièges sociaux, toutes les enseignes... Et, paradoxalement, c'est en dehors des agences d'architecture que l'on valorise l'aspect généraliste de l'architecte. C'est là que la profession va évoluer, là que l'architecte peut prendre une part de marché, des postes à responsabilité et ce n'est pas uniquement conjoncturel.
Parpaings : Pensez-vous qu'Internet facilite les échanges entre offres et demandes ? Avez-vous un site web pour Archibat ?
DN : Nous avons un site où l'on présente des informations sur Archibat ainsi que des annonces. Internet nous permet d'avoir des CV et quelques images de book rapidement, c'est plus facile pour travailler à distance. Nous recrutons en ligne et nous avons des liens avec d'autres sites de Ressources humaines mais nous tenons toujours à rencontrer les candidats ; le contact est essentiel pour mettre en adéquation un profil et un poste.
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