Au Petit Palais, s’est terminé dimanche l’exposition « Jakuchū, Le Royaume coloré des êtres vivants ». Durant un mois, dans une petite salle obscure, étaient présentés trente kakemonos (rouleaux suspendus), intitulés Le Royaume coloré des êtres vivants, réalisés entre 1757 et 1766 environ par Itō Jakuchū.

La finesse du tracé et l’éclat de ses couleurs représentent la faune et la flore, brossées avec une remarquable justesse. Il est évident que l’artiste maîtrise parfaitement la peinture sur soie et combine des techniques complexes comme la pose de couleurs sur l’envers et l’avers, l’absence de lignes de contours ainsi que l’utilisation conjointe de pigments minéraux et de teintures naturelles.

 

Pour ceux qui auraient raté l’expérience, je vous en propose une tout autre. Je vous invite à aller en face au Grand Palais.

Le travail de la ligne prend forme par la main de Miró. Les signes et les formes expriment une énergie vitale. Cette grande rétrospective permet de présenter l’évolution de la carrière de l’artiste.

Les couleurs chatoyantes sous forme d’aplat et la simplicité du trait révèlent une importante réflexion sur la composition des œuvres. Pour Miró, son atelier est comme un potager… Ses œuvres prennent une expression qui lui est propre, qu’il nourrit par son environnement sans adhérer à aucun courant d’avant-garde du XXe. On retrouve des œuvres avec des déformations cubistes, une palette fauve… Elles ne sont ni abstraites ni figuratives.

L’exposition regroupe 150 œuvres dont certaines inédites en France et elle couvre 70 ans de création.

Venez constater par vous-même la richesse de la production de l’artiste. L’œuvre est pour Miró un espace de protestation, mais il laisse place aussi à la poésie et au rêve.

Cyrielle Joly – Architecte DE – Consultante à ArchiBat RH

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